Banques et Assurances : pourquoi la FESABAG veut aller en grève ?

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Les travailleurs du secteur bancaire  étaient réunis ce mardi 9 octobre en assemblée générale extraordinaire à Kaloum. Au cours de la rencontre, l’honneur est revenu à Abdoul Gadiri Diallo, secrétaire chargé des confits et négociations de la FESABAG (Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurance et Microfinance de Guinée) de revenir largement sur les pourparlers qu’ils ont eus avec les autorités autour des mesures d’accompagnement suite à la hausse du prix du carburant.

Pour rappel, Abdoul Gadiri Diallo a fait savoir que lorsqu’il y a eu l’augmentation du prix du litre du carburant à la pompe, ils se sont retrouvés à la Bourse du Travail à Kaloum pour essayer de discuter de l’opportunité d’aller en grève avec l’inter-centrale CNTG-USTG ou encore de négocier leurs propres mesures d’accompagnement avec leurs patrons (…).

C’est suite à cela, a-t-il dit, qu’ils ont entamé les négociations avec leurs partenaires, notamment la BCRG (Banque Centrale de la République de Guinée), l’APB (Association des Patrons des Banques) et autres. Selon lui, la BCRG s’est engagée à démarcher auprès de leurs partenaires pour essayer de trouver quelque chose pour l’ensemble des travailleurs. «Après deux mois, nous avons malheureusement constaté que rien n’a évolué (…)», a-t-il déploré.

D’après M. Diallo, le président de l’APB  avait promis qu’il va approcher ses collègues et qu’ils trouveront ensemble quelque chose pour les travailleurs parce qu’ils sont, a-t-il expliqué, conscients que la hausse du prix du carburant affecte tous les secteurs.

«Vu l’assurance de la BCRG et l’APB, nous avons voulu crier à la victoire. Mais  beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Nous avons été clairs devant le gouverneur de la BCRG Lounsény Nabé en lui disant que nous ne pouvons plus attendre longtemps. Nous lui avons dit s’il ne s’implique pas, nous serons dans une situation où personne n’est responsable (…). A notre fort étonnement, nos patrons ont déclaré qu’ils ne nous ont jamais promis. Ils disent qu’ils ont plutôt salué notre responsabilité en n’étant pas solidaires à la grève déclenchée par l’inter-centrale CNTG-USTG. Ils ont affirmé que la BCRG ne peut pas s’imposer sur eux. Qu’elle ne doit pas aussi s’immiscer  dans la gestion des banques primaires», a-t-il indiqué.

Sur la même lancée, Abdoul Gadiri Diallo a regretté le fait que les patrons des banques n’arrivent pas à honorer leurs engagements.  «Si nous sommes unis, aucune autorité ne pourra nous braver. Nous ne demandons pas quelque chose d’extraordinaire. Nous demandons juste une mesure d’accompagnement consécutive à la hausse du prix du carburant qui a affecté sérieusement nos pouvoirs d’achat», a-t-il rappelé.