Bataille entre l’UFDG et le RPG autour de la mairie de Kindia : L’UFR en appelle à la discipline des militants

    août 18, 2018 4:44
    0

    L’Union des forces républicaines de Sidya Touré et le RPG Arc-en-ciel sont parvenus à un accord électoral en début de semaine à Conakry. Un acte qui a essentiellement meublé l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR ce samedi 18 août 2018.

    A propos, le président de séance a indiqué que le scrutin pour les élections communales est à la proportionnelle. « Ceci dit, si une formation politique n’arrive pas à avoir la majorité absolue, c’est-à-dire X/2+1, eh ben, elle est obligée de négocier avec les autres formations politiques », explique Bakary Goyo Zoumanigui.

    Pour être plus explicite encore, le parlementaire soutient que si l’on a un nombre d’élus suffisamment élevé, on est obligé de négocier avec les autres formations politiques. « C’est donc ce que nous avons fait. Nous avons négocié avec beaucoup de partis, notamment l’UFDG, le BL, le RDIG. Là où nous avons obtenu un accord, c’est avec le RPG-Arc-en-ciel. Et nous avons signé pour que le RPG-Arc-en-ciel nous appuie à Boké et à Matam », exprime-t-il.

    Peu avant cet accord scellé entre l’UFR et le RPG-Arc-en-ciel, un premier accord avait été signé entre la mouvance présidentielle, l’opposition républicaine et le ministère de l’Administration du Territoire pour l’installation des exécutifs municipaux. Cet autre accord souffre de nombreuses contestations de la part des militants du parti au pouvoir, notamment à Kindia et Lola où on s’oppose à ce que les mairies reviennent aux candidats de l’opposition aux élections locales du 4e février 2018. Face à cette situation, l’UFR en appelle au calme.

    « Ces accords, on souhaite qu’ils soient effectifs. Parce qu’on attend que l’accord intervenu entre l’UFDG et le RPG Arc-en-ciel à Kindia a du mal à prospérer. Donc, nous souhaitons que les militants des différentes formations politiques acceptent de se discipliner pour que ces accords-là voient le jour », prône le député Zoumanigui.

    Sur ce qui a prévalu à la conclusion de son accord électoral avec le RPG Arc-en-ciel, l’orateur laisse entendre que son parti a commencé à négocier avec le RPG tout comme avec l’UFDG, dès après les élections.

    « Demandez aux responsables de l’UFDG. C’est comme en 2010, quand il y a eu le premier tour de la présidentielle, Alpha Condé est venu voir Sidya Touré pour demander à ce que l’UFR le soutienne. Nous avons mis nos doléances sur un papier que nous avons soumis aux deux candidats. Celui qui nous a répondu par écrit, c’est Cellou Dalein Diallo. C’est ce qui a fait que nous sommes partis là », rappelle-t-il.

    La commune de Matam qui abrite son siège national, l’UFR la présente comme sa chasse gardée. Mais à l’issue des dernières consultations, elle est venue troisième après le RPG et l’UFDG, selon les résultats publiés par la CENI. Dans son accord donc avec le RPG, celui-ci doit la soutenir là, ainsi qu’à Boké.

    « Vous savez qu’à Matam ici, on nous a grugés de beaucoup de procès verbaux. C’est notre fief. Le chiffre exact, je ne l’ai pas en tête. Mais c’est autour de 82 PV qui ont disparu. Donc, le principe est simple, tu me donnes ceci et je te cède cela », conclut-il.