Bilan annuel des accidents en zone urbaine (Police) : une baisse très sensible est annoncée

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La Police Nationale dans son ensemble et la Direction Centrale de la Sécurité Routière en particulier se réjouissent du bilan obtenu en 2019, dans le cadre de la lutte contre les accidents de la circulation.

Se référant aux statistiques fournies par la division en charge de cet important volet, le commissaire divisionnaire Zakaria Camara, directeur central de la sécurité routière affirme que l’année 2019 a été une année de succès pour l’ensemble des commissariats spéciaux relevant de son autorité. Il en veut pour preuve, la réduction très sensible du nombre d’accidents enregistrés pendant la période référencée, tant à Conakry que dans la vingtaine de commissariats spéciaux de sécurité routière évoluant à l’intérieur du pays.

Pour étayer son propos, il commence par un bref rappel du bilan enregistré pendant les fêtes de fin d’année 2019. Un bilan qui, à ses yeux, est comme un signe qui a couronné de la plus belle manière la tendance observée pendant toute l’année : « Nous sommes fiers de rappeler que le 24 décembre dernier, aucun accident n’a été enregistré dans tous les centres urbains du pays. Nous apprenons qu’il en a été de même en rase campagne, chez nos collègues de la gendarmerie routière.

C’est seulement dans la nuit du 31 qu’un cas mortel est survenu au petit matin à Labé, lorsqu’un camion est entré en collision avec une moto à 03 h 25 mn, sous l’effet d’une poussière dense qui a réduit la visibilité au moment du croisement. Le motocycliste, âgé de 14 ans, en est mort et son compagnon, un autre jeune, a été blessé. Dans l’heure qui a suivi, c’est Conakry qui a pris le relais. Il a été enregistré à Dixinn et à Matam, successivement à 04 h 30 et 04h 35 mn, deux accidents avec dégâts matériels et blessés légers, opposant des véhicules, pour circulation à gauche.» 

Pour le directeur central de la sécurité routière, ce bilan comparé à ceux habituellement enregistrés les années antérieures est globalement positif.  Et, dira-t-il, cette affirmation est largement attestée par ce tableau comparatif de l’année 2019 et précédente, qu’il nous propose en lecture.

  Année 2019

 

 Année 2018 Différence  
  Nombre d’accidents :                           3198 4082 -1673  
  Personnes tuées :                                     394 1183       769  
  Blessés graves :                                         895 1413       518  
  Blessés légers :                                        1091 1277       186  
  Dégâts matériels importants :                690   790       100  
  Dégâts matériels légers :                         865 1001       136  
  Véhicules fortement endommagés :   1131 1385       254  
  Véhicules légèrement endommagés : 1253

 

1312         59  
Motos impliquées :                                  1857  4015      2158  

A la lecture de ce tableau, l’on est amené à admettre que tous les chiffres de l’année 2019 sont en baisse, comparés à ceux de l’année précédente.

Pour autant, cela ne signifie pas que tout soit parfait. Loin de là !

Pour le commissaire divisionnaire Zakaria Camara, il est tout autant possible et indispensable de mieux faire pour davantage améliorer les résultats. C’est dans cette optique qu’il a commis son chef de division en charge des statistiques, P J (police judiciaire) et fichiers, de lister les infractions à l’origine des accidents répertoriés. A la fois, pour une meilleure lecture des facteurs favorisants et une approche de solution mieux structurée, pour les surmonter.

Cela a donné, par ordre décroissant: l’inobservation de la priorité à droite ; l’excès de vitesse ; la circulation à gauche ; le changement de direction sans précaution ; le non respect de la distance de sécurité…

Ce sont les cinq premières infractions à l’origine des accidents constatés par les commissariats spéciaux de sécurité routière dans les centres urbains du pays. La liste est loin d’être close, nous dira le commissaire divisionnaire Zakaria Camara.  Des dizaines d’autres infractions, non répertoriées ici, sont commises à longueur de journée.

Ainsi donc, pouvons-nous convenir que lorsqu’on parle d’infraction, donc de violation du code de la route, on parle nécessairement de l’homme. En effet, c’est bien l’homme qui est l’utilisateur, tant du moyen de locomotion à sa disposition, que de la route sur laquelle il conduit celui-ci.

 C’est bien pourquoi les spécialistes affirment que dans plus de 90 % des cas, le conducteur est responsable de l’accident qui arrive. Il n’y a pas lieu pour absoudre sa responsabilité, d’invoquer autre facteur comme le destin, la fatalité, le hasard, la malchance, l’état du véhicule ou de la route.

Autant dire donc que si nous voulons maintenir le cap de la réduction constante des accidents de la circulation, nous devons investir dans l’amélioration constante du comportement des conducteurs,.  Les maîtres mots d’une telle démarche seront basés sur la formation, la sensibilisation et… la sanction.

De façon générale, conclura le directeur central de la sécurité routière, les succès engrangés par son service en 2019 tiennent de plusieurs facteurs. Parmi eux, il cite l’accompagnement constant et sans faille dont son service a  toujours bénéficié de la part des autorités au plus haut niveau du Département de la Sécurité et de la Protection Civile, de la Direction Générale de la Police Nationale et  de l’ensemble des services de police.

A ces soutiens à l’interne que lui apportent les cadres et collègues des structures endogènes du département de la sécurité, s’ajoutent la qualification des méthodes de travail, l’engagement des personnels à toujours mieux servir et, bien au dessus de tout, les comportements améliorés des usagers-citoyens sans lesquels, ces résultats utiles et unanimement salués par tous, ne pouvaient pas être possibles.

Espérons que cette tendance se maintienne et se pérennise. Pour une sécurité routière toujours plus performante, au grand bénéfice des usagers  de la route!