Bilan des actes de vandalisme à Kankan : Le rétropédalage du préfet Aziz Diop

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Au soir de cette journée du 06 janvier au cours de laquelle de nombreux actes de vandalismes ont été enregistrés dans la commune urbaine de Kankan, le préfet, Aziz Diop, a dressé le bilan de la situation qui fait état d’un blessé grave qui serait admis à l’hôpital.

« Malheureusement, aujourd’hui, un groupe de syndicalistes incontrôlés est allé s’en prendre malgré les dispositifs mis en place à des boutiques. Une quinzaine de boutiques. Ils sont allés aussi menacer des commerçants au grand marché « Lofèba ». Ils sont allés s’en prendre aussi de façon anormale au siège de l’UFDG. Au moment où je vous parle, il y a eu un blessé qui a été conduit à l’hôpital », a déclaré Aziz Diop.

Poursuivant, le préfet de Kankan a condamné ces agissements et promis qu’ils ne resteront pas impunis. « Il faut saluer la détermination des forces de sécurité. Je me suis déplacé pour aller constater les scènes de pillages que nous condamnons avec la dernière énergie. Ces faits ne resteront pas impunis. Parce que c’est inacceptable. Rien ne justifie cette forme de violence inouïe dont on sait d’où ça vient », a-t-il dit.

La voix de la notabilité a aussi retenti ce soir. Dans une déclaration officielle, le Sotikêmô de Kankan à travers l’un de ses proches conseillers en la personne d’Ibrahima Khalil Chérif, a condamné à son tour avec la dernière énergie ces actes de vandalisme.

« Les événements qui se sont passés ce lundi, ne reflète pas l’image de Kankan. Tous les habitants de Kankan, sans distinction d’ethnie ni de parti politique, sont sous la protection de la notabilité. Nous déplorons ces attaques fratricides. Nous n’avions jamais assisté à une telle chose à Kankan et nous allons tout mettre en œuvre, pour ne plus assister à ça à Kankan », martèle-t-il.

Il faut noter que l’attaque des sièges des partis politiques de l’opposition est récurrente à Kankan. L’on se rappelle, les sièges du PADES, du PEDN et récemment de l’UFR ont été aussi attaqués sans que les auteurs ne soient condamnés.