Boffa : Des insectes ravageurs causent des dégâts aux planteurs dans les villages

juin 5, 2018 3:04
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Les champs de tomates, d’aubergines, de gombos et de piments sont décimés par les insectes ravageurs dans les communes rurales de Boffa. Ces insectes sont à l’origine de plusieurs dégâts sur la culture maraîchère. Ces champignons invisibles à l’œil nu se trouvent dans le sous-sol. Ils attaquent les racines et se nourrissent de la sève des plantes.
Face à cette situation, les planteurs qui évoluent dans la culture maraîchère dans les communes rurales et les districts périphériques sont inquiets et ne savent plus à quel saint se vouer.

C’est le cas de Soumah Mariam, paysanne à Mankountan :  » On ne sait que faire. C’est à travers cette culture maraîchère qu’on arrive à joindre les deux bouts dans nos familles. Nous demandons à l’État de nous assister, on ne sait pas comment lutter contre les insectes qui détruisent nos plantations. « 

Pour Fatou keita, une autre femme qui cultive les vivriers à Soumbouyadi, les cultivateurs sont exposés aux bœufs et aux insectes :  » Nous sommes exposés à deux problèmes. Les bœufs qui dévastent nos bas-fonds et les insectes ravageurs qui ruinent nos espoirs. Chaque année, nous cultivons, mais en fin de compte c’est le néant… »

Pour en savoir plus sur ces insectes nuisibles, nous nous sommes approchés du directeur préfectoral de l’agriculture de Boffa, Dr Alseny camara. Il parle des dangers liés à la présence de ses insectes ravageurs et des solutions :  » Ces insectes représentent un danger pour la culture maraîchère de nos paysans. Parmi les pistes de solutions, nous avons les chefs de développement rural dans toutes les communes rurales . Il faut les consulter. Aussi, les agriculteurs doivent comprendre que nous sommes dans une zone de bauxite, donc ils doivent connaître des heures d’arrosage et le mode d’utilisation des engrais. Par exemple, pour un hectare de riz, on recommande de mettre 150 kg presque trois sacs d’engrais MPK….Comme conseil, il faut utiliser l’engrais entre sept heures et huit heures et ils doivent venir consulter quand il y a un problème. «