Boffa : femmes et  jeunes rivalisent  dans  les carrières  de graviers de Koïté  pour pouvoir vivre 

512
Exif_JPEG_420
Domingna est l’un des districts de la commune urbaine de Boffa, situé à 4 kilomètres du centre-ville, précisément dans le secteur de Koïté. Dans cette carrière, des jeunes gens et des femmes se battent au jour le jour pour pouvoir survivre, toute la journée, sous un soleil  de plomb munis de pelles et de houes, de pioches et de piquasses,  couverts de sueur,  creusant le sol et tamisant pour obtenir du gravier. Une activité qu’ils exercent avec d’énormes risques, a-t-on constaté sur palce.
Sernö Foulé Sylla, mariée et mère de six enfants, rencontrée dans cette carrière de graviers nous explique comment elle arrive à obtenir les graviers :<< Nous, c’est ici que nous travaillons, nous venons dans cette carrière tous les jours, du matin au soir, nous creusons et nous gagnons des graviers qui sont devant vous. Toute une journée de travail je peux avoir quatre paniers de graviers, après avoir fini de creuser, on procède au tamisage et nous la revendons par tas, parfois à 10.000 à 15.000fg. On peut rester jusqu’à un mois sans avoir un client >>, nous confie une de ces dames.
 Quant à Maciré Soumah, elle nous parle de leurs difficultés auxquelles ils sont confrontés : << nous rencontrons  beaucoup de difficultés dans ce travail. Nous travaillons ici avec nos moyens qui sont limités, qui sont entre autres des pioches, marteaux, des pelles et des brouettes. Parfois on tombe malade, mais on a pas d’autres moyens où gagner notre survie, c’est ici que que nous parvenons à nourrir nos enfants, nos maris ne travaillent pas, surtout le mien est un aveugle. Je fais cette activité pour satisfaire les besoins familiaux. J’ai beaucoup de charge sur la tête, c’est pourquoi quand je descends ici le matin, c’est sauf le soir que rentre chez moi , mes enfants me rejoignent ici après l’école. Depuis deux mois c’est aujourd’hui que j’ai eu un client pour acheter un chargement de mes graviers. On ne gagne pas trop, et lançons un appel à nos autorités communales et à l’État de nous aider >> , a t-elle lancé.
Le président dudit district, interrogé à cet effet, nous dit ceci en peu de mots :<< C’est par manque de moyens que ces gens exercent cette activité, surtout ses femmes, sous le soleil ardent. Ça fait des années qu’elles font ça, c’est la pauvreté seulement qui peut pousser quelqu’un à pratiquer cette activité. Nous ne pouvons pas leur dire de quitter, parce que c’est là qu’elles gagnent ce qu’ elles mangent et leur famille, c’est pas tout le monde qui peut pratiquer, elles sont vraiment braves et battantes. je lance l’appel d’aide à toutes personnes les bonnes volontés et à notre commune, de leur venir en aide>>, a lancé Crameur Conté, président de district de Domingna.
Facebook Comments