Boffa : la commune urbaine meurt de soif

mai 25, 2018 1:46
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Les habitants de la commune urbaine de Boffa vivent dans un véritable casse-tête causé par un manque d’eau potable. De Thia en passant par le quartier bolonder, jusqu’à Almamya 1et 2, un bidon d’eau potable se négocie entre deux mille cinq à trois mille francs guinéens, alors qu’il était vendu à mille francs, il y’a quelques jours.

Pour se procurer du liquide précieux, les habitants du quartier Almamya 1 peuvent faire à pied jusqu’à un kilomètre vers des puits qui sont exposés au manque d’hygiène. Pour ceux qui sont à Thia, ils s’approvisionnent dans les petites rivières de leurs forêts, malgré leur état et les risques, c’est cette eau souillée qui est consommée par les différentes familles.
Ce manque d’eaux potable est un calvaire pour les citoyens du secteur port, Djenika Sylla une habitante témoigne de sa souffrance : « pour avoir de l’eau, il faut se lever tôt, à quatre heures du matin pour mettre ses bidons en rang devant le forage .Si on n’obtient pas de l’eau au forage, on achète un bidon à trois mille francs guinéens, avant un bidon potable était vendu mille francs »

Le chef de quartier d’Almamya 1 Amadou Popody Camara donne les raisons du manque d’eau : « dans ce quartier il n’y a pas forage et en ce qui concerne la SEG, elle envoie l’eau, parfois une fois par semaine et cela est une peine pour la population. De surcroît, ce quartier est situé au bord de la mer sous l’influence des eaux salées. »

Pour sa part le directeur de la SEG Sayon Oularé explique : « notre site d’approvisionnement en eau a tari, on a fait le dragage et c’est qui nous a permis d’avoir un peu d’eau, donc chaque année, il faut qu’on fasse le dragage sinon la rivière tarit à tout moment, on donne 150 mettre cubes d’eaux à la population par jour grâce à l’EDG qui nous fournit 5 heures en courant de 19h à 00 heure. Mais on a des difficultés en ville dans la distribution d’eau et cette difficulté est liée à la panne de notre vanne de distribution. Pour cela on a remonté l’information à nos chefs et ils nous ont dit en réponse que tout est mis sur le point pour satisfaire les besoins de nos clients. »

En attendant, la population de Boffa continue de prendre son mal en patience.