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    samedi, 17 avril 2021
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    Boffa: le Premier ministre suspend les activités des sociétés de pêche chinoises

    Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana vient de suspendre la pêche des sociétés chinoises installées dans les différents ports artisanaux de Boffa. C’était hier lors de sa visite-éclair dans la Préfecture. Cette décision a pour objectif de servir le marché local et la récupération des ports qui étaient autrefois des sites touristiques.

    Cette nouvelle a été accueillie avec joie par  les pêcheurs des petites embarcations de Boffa, qui ont été souvent victimes de la destruction des filets de pêche et des barques en mer par les bateaux artisanaux des sociétés chinoises.

    Sékou Kéita, un pêcheur de la zone exprime son soulagement : «on avait  des problèmes avec ces chinois sur la mer. Leurs bateaux détruisaient nos filets et nos pirogues. Quand on leur demande de réparer nos filets ou de rembourser, ils refusent. Avec la complicité des autorités, ces Chinois font ce qu’ils veulent dans nos eaux. Nous sommes soulagés avec cette décision du Premier ministre. Ces sociétés chinoises pêchent n’importe quelle qualité de poissons et utilisent les filets à petites mailles.  Pire, ils refusent de vendre les poissons aux femmes de Boffa. Ils préfèrent marchander avec les mareyeuses de Conakry.  J’apprécie cette décision de suspendre leurs activités dans nos eaux»

    Selon le chef du port central de Boffa, Idrissa  Wattara Bangoura, la suspension des sociétés de pêche chinoises peut avoir des avantages : « c’est une décision qui est à l’avantage  des détenteurs des petites barques… Je suis très content de la décision du Premier ministre. L’arrêt de l’occupation anarchique des ports négriers de Domingna.»

    Quant à cette vendeuse de poisson, elle confie que quand les chinois pêchaient, il y avait fréquemment la crise de poisson. Mais depuis que les autorités ont suspendu les activités des sociétés chinoises, affirme-t-elle, les marchés sont suffisamment approvisionnés en poisson.  Ces sociétés de pêches installées à Domingna, accuse-t-elle,  refusaient de vendre leurs poissons aux femmes de Boffa.

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