Boffa : les cultures maraîchères sous la menace des animaux d’étable et   les insectes  

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Dans le district de Samanssira situé à 60 kilomètres, de la préfecture de Boffa la culture maraîchère qui demeure  l’activité d’attraction pour les femmes et qui leur  permet de joindre les deux bouts est confronté à la menace d’invasion d’animaux qui détruisent les champs, ainsi que des insectes nuisibles qui détruisent également les plants, a-t-on appris sur place.

Mme Conté Fatoumata,  malgré son  âge avancé  travaille dans l’agriculture. Le dos vouté et tenant une daba à  la main, elle cultive comme les bras valides. « Ce bas-fonds est notre lieu de refuge, après mes occupations familiales, on fait le désherbage, on arrose nos pépinières et c’est dans ça que nous nous vivons ici à Lisso. Cette année ici nous avons tout perdu.  Il y a quelque chose dans le sol qui détruit notre culture. Après avoir fini de semer, les plants en poussant deviennent secs. Nous demandons à ceux qui maîtrisent des techniques contre les insectes de nous appuyer. Car c’est de cette activité que nous tirons de quoi subvenir aux besoins de nos familles », a-t-elle confié.

« Dans cette localité, il y a des groupements féminins qui  travaillent la terre avec passion, mais ils n’ont pas de moyens techniques et financiers ici. Et quand je dis, il n’y a pas de moyens techniques,  parce que chaque année ces dames là travaillent sans aucun rendement, après avoir acheté très chers leurs semences, soit dans  le marché de Tanènè. Après avoir fini de semer, le moment de production, les plants commencent à être attaqués par des insectes dans le sol et si ça commence, ça tue et détruit la grande partie des cultures. Nous avons informé l’autorité en charge de l’agriculture, mais jusqu’à présent, il n’y a  pas de suite et le deuxième cas qui fatigue », a entre autres lancé Mamadou Camara, maire de la commune rurale de Lisso.

Ces femmes cultivent du gombo, du piment, de l’aubergine, des concombres  et des pastèques.

Selon Mamaissata Camara, citoyenne  du district de Samanssira, leurs activités agricoles est le seul moyen pour elles de supporter les besoins familiaux. Mais que leurs champs seraient exposés à la menace  d’une dévastation  par des bœufs et des insectes nuisibles.

Sos donc à ces braves paysannes du district de Samanssira.