Boffa : Les paysans de Kifindan, Missira et Tokhopony lance un appel à l’Etat

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Le manque d’aménagement des plaines rizicoles ne favorise pas le rendement agricole dans le Bagataye particulièrement dans les districts de Mintany, Tokhopony, Missira et Kifindan dans la sous-préfecture de Tougnifily, située à Boffa. De nos jours, plusieurs hectares de pleines cultivables sont abandonnées à elles-mêmes.

Fode Cissé, le chef secteur de Tokhopony se dit inquiet de la vétusté des ceintures protégeant les champs rizicoles : “Ces derniers mois, on est vraiment inquiet pour cette année parce que nos digues de ceintures ne tiennent plus. Il y a de cela plusieurs années. Les eaux salées détruisent nos riz. Pendant la journée le soleil frappe nos champs et la nuit les eaux salées l’inondent. A cela, il faut ajouter la baisse de la pluviométrie en ce moment.

 On a tout fait, l’année dernière c’était la même chose, moi personnellement j’avais fait trois hectares du riz, mais même la moitié d’un hectare, je n‘avais pas eu avec ma famille et cest la même chose avec les autres paysans de Tokhopony, jusqu’à Kinfinda. En ce qui concerne les intrants agricoles, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’Agriculture, nous a envoyé dans le cadre de la riposte contre la Covid-19, 60 sacs  de NPK et  d’urée technique.

Nous demandons à l’État, parce quun pauvre paysan comme nous, ne peut pas aménager ses pleines, de nous aider à réhabiliter ses pleines. C‘est le seul travail que nous  nous connaissons.  Lorsqu’on aménage ces plaines, on pourrait produire plus”, a lancé  Fodé Cissé.

Pour sa part, le président de la chambre agricole de Tougnifily, Lansana Dass Camara, conscient de cet état de fait, affirme que les paysans vivent “un problème entier, la faiblesse de leurs récoltes.  Les plaines de ces zones sont complètement vétustes et on n’arrive pas à maîtriser l’eau de mer, ses digues ceintures sont très basses. Et vous savez pour aménager une plaine, il faut des moyens et les paysans-là n’ont pas ces moyens. Ce qu’ils font, c’est pour subvenir aux besoins de leur famille. Nous avons tenté de réunir les paysans et nous avons trouvé des planches pour un peu barrer l’eau de mer. En ce qui concerne les intrants, on avait reçu 60 sacs de 40kg et c’est un don de la Banque Mondiale par rapport au Covid. Nous avons distribué dans toute la zone. Voyez-vous 60 sacs à 45 000 personnes ce que ça fait. Nous demandons à l’État de réaménager cette plaine. Elle pourra assurer l’autosuffisance alimentaire”.

Il est à signaler que dans celle localité  de Boffa comme à la plupart d’ailleurs, les citoyens souffrent énormément pour écouler le peu de récolte qu’ils font à travers les marchés hebdomadaires  parce que l’état de la route est vraiment impraticable