Boffa: Lisso, une sous-préfecture oubliée de la République !

août 11, 2018 1:35
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 Lisso, à l’image de certaines communes rurales de la préfecture de Boffa, semble être une localité totalement abandonnée. Cette sous-préfecture située à 55 kilomètres de la ville de Boffa, est devenue  depuis qu’elle est érigée en commune rurale en 1962, n’a connu aucune pratiquement pas grand-chose en termes d’investissement public. Le peu d’infrastructures qui existe, date de la première République.

 D’après Mme. Camara Mabinty Conté, les femmes de Lisso souffrent. «Ici on n’a ni marché, ni de lieu de regroupement des femmes. A Cela s’ajoute le manque  d’eau potable. Nous demandons de l’aide à l’Etat », a-t-elle plaidé.

 Quant aux jeunes, ils manquent de tout dans cette localité. «Les jeunes de Lisso manquent de lieux de loisirs, tels que le terrain de sports, la Maison des Jeunes », a rappelé Aboubacar Sylla.

 Par ailleurs, le Secrétaire général de la commune rurale de Lisso, Anssoumane Saraya Camara, dénonce à son tour, l’absence des infrastructures administratives à part les bâtiments qui servent de sièges à la mairie et à la sous-préfecture. On y rencontre que de vieilles bâtisses qui sont dans un état de dégradation poussée.

« Ce qui est regrettable au 21ème siècle, c’est que Lisso n’a ni un poste de police, ni de gendarmerie. Pire,  lorsqu’un fonctionnaire y est affecté,  il n’y vient pas à cause du déficit d’infrastructures de base. Les districts comme Wondetty, Bolonder-Fouguer, Yembèrin… relevant de cette sous-préfecture sont très difficiles d’accès. Certains n’ont jamais connu l’existence d’un poste de santé. Nous souffrons et nous appelons  l’Etat et les fils ressortissants de Lisso de nous venir en aide», a-t-il interpellé.