Boffa: Plusieurs champs dévastés par les bœufs dans les districts.

mai 24, 2018 9:39
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Les conflits entre agriculteurs et éleveurs persistent dans la Préfecture de Boffa. Plus précisément dans les zones rurales de Lisso, secteur Missira et le district de Doterai. Les agriculteurs sont confrontés chaque année aux difficultés. Leurs champs sont détruits par les bœufs. Et quand on sait que dans la Préfecture de Boffa, la culture maraîchère est pratiquée par la plupart des citoyens.

Selon le Directeur Préfectoral de l’Agriculture Dr Alseny camara: « le conflit entre agriculteurs et éleveurs est un sujet difficile. Parce qu’ il y a la période pour libérer les animaux et mettre la corde sur eux. Nous venons de Nzérékoré pour la journée nationale du paysans, nous avons beaucoup réfléchi sur ce point. Il a été dit que les éleveurs doivent mettre les cordes sur les bœufs. La campagne commence bientôt. Normalement dés le 14 mai. A Kindia, les agriculteurs ont commencé déjà la culture de maïs. Mais ici, les éleveurs traitent avec les chefs sans  associer les agriculteurs, c’est ce qui fait que les animaux dévastent les bas-fonds, les cultures de contre saison », a- t- il expliqué.

Nous savons que dans les autres pays le nomadisme pastoral est important, quand les bœufs descendent dans les bas-fonds, les défécations qu’ils font permettent la fertilisation de la terre. Par contre, si les agriculteurs n’ont pas fini de récolter ça cause des dégâts: « c’est pourquoi on dit souvent à ceux qui travaillent dans les bas-fonds de faire des haies pour éviter les dégâts et si cela est constaté de ne pas mettre les pièges ni soude caustique, mais plutôt porter plainte. Il y a les comités de gestion des conflits dans toutes les communes rurales de Boffa avant d’aller au commissariat ou à la justice. Parce que pour les agriculteurs et les éleveurs sont des jumeaux pour nous ».

Pour Elhadj Mafoui Camara, citoyen du secteur Missira commune rurale de Kolia, « on a tout dit aux éleveurs pour qu’ils puissent canaliser leurs troupeaux mais jusqu’ici aucune issue. Ici à Missira , pendant la saison sèche, nos cultures d’intersaisons sont menacées par les bêtes. Nous avons attiré l’attention de l’autorité mais rien »
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A Doterai, la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs est difficile. Pour Mabinty Kanbo Camara, « c’est à travers nos travaux que nous parvenons à satisfaire nos besoins surtout nos enfants parce que nos maris ne sont pas fonctionnaires ».
Beaucoup de personnes disent que « c’est la négligence et la magouille des autorités locales qui ne parviennent pas a régler ce conflit.