Boffa : Yemberin, un district autrefois agricole, manque de tout aujourd’hui (constat)

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Le district de Yemberin est situé à 60 kilomètres de la sous-préfecture de Lisso, dans la préfecture de Boffa. C’est une localité traversée par la route minière d’une société minière chinoise, qui fait de ce lieu attractif. En dépit du manque criard d’infrastructures depuis plusieurs années, elle ne dispose aussi que d’une piste rurale difficile à pratiquer par les usagers de la route surtout en période hivernale.

Malgré tout, Yemberin regorge une potentialité agricole abondante. L’agriculture, autrefois considérée comme l’activité principale pratiquée par les populations locales, est aujourd’hui abandonnée par les jeunes de ladite localité à cause des activités minières. La plupart évoluent dans les services de gardiennage.

Aujourd’hui, ce district ne dispose que d’une seule école primaire, et une mosquée et un forage qui ne peut pas alimenter toute la zone en eau potable.   « Dans notre district, il existe une seule école primaire et une mosquée. Nous voulons un poste de santé parce que vouloir prendre un malade dans l’urgence pour Womdetty ou Lisso nous cause d’énormes difficultés avec une route accidentée. Ensuite, nous souffrons du problème d’eau.  Le seul forage ne peut pas satisfaire tout le monde surtout en saison sèche. Ce village est très peuplé et mérite avoir même trois points d’eau pour satisfaire toute la population.  En plus, nous sommes exposés à la poussière déversée quotidiennement par la mine. Si les autorités et les bonnes volontés nous aidaient à avoir un poste de santé, cela pourrait nous soulager », témoigne le chef d’un secteur, en l’occurrence, Tabourama sylla

Pour sa part, Fatou Djenie Camara dira que les principaux défis de leur localité restent et demeurent l’obtention d’un poste de santé et l’avenir de leur village. « Ici, si quelqu’un tombe malade, soit on l’envoie à Khatia, à Womdetty ou encore Lisso, avec une grande distance et un coût énorme. En ce qui concerne l’agriculture, actuellement, nos jeunes ont abandonné cette activité au profit de la mine.

En ce temps que je vous parle, c’est la période de préparation de nos champs. Mais, on ne peut pas faire. Les jeunes d’ici sont plutôt occupés par des activités de gardiennage que de l’agriculture. Je demande à l’État de nous aider à avoir un poste de santé, sinon nous souffrons, surtout les enfants et les femmes », déplore-t-elle.