Bonagui : les travailleurs et la Direction générale à couteaux tirés  

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Les travailleurs de la société de Boissons Non Alcoolisées de Guinée (BONAGUI) ont débrayé ce mercredi 5 mai à Matoto, siège de l’entreprise, a-t-on constaté sur place.

Massés devant la cour, ces travailleurs accusent la direction générale de non-respect de ses engagements vis-à-vis des employés.  

Interrogé, Boubacar Bérété, chef de la délégation syndicale de la BONAGUI a rappelé que c’est la poursuite d’une grève qui a été suspendue.

«Il y a eu la signature d’un protocole d’accord dans lequel il a été dit de mettre en place une commission tripartite composée de l’Inspection Générale du Travail (IGT), du Syndicat et la Direction générale de la BONAGUI. La commission a travaillé sur l’élaboration d’une grille salariale qui a pris fin le mois de novembre 2020 et qui devait être appliquée depuis janvier 2021. Courant mois de janvier, la Direction générale a officiellement écrit qu’elle ne peut pas appliquer que d’attendre le mois d’avril 2021 avec effet rétroactif.

Courant le mois d’avril, à notre fort étonnement, la Direction générale a décidé de recruter un cabinet international sans nous informer pour travailler sur la grille salariale. Elle a dit que celle élaborée par la commission va servir de support. Les travailleurs ont décidé que si la direction générale n’honore pas son engagement qu’elle a pris elle-même, de déclencher une grève générale.

Pour la lever ou la suspension de la grève, il faut que l’intégralité de la grille salariale soit payée avec effet rétroactif. Parce que c’est une décision de la Direction générale actée dans un document officiel. Je rappelle qu’un service minimum a été observé dans l’intérêt général de la  société», a-t-il expliqué.  

Jusqu’au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, toutes nos tentatives de joindre la direction générale pour sa version de faits sont restées vaines.