Boubacar Yacine Diallo : «avec Abdoulaye Bah, disparait un des meilleurs journalistes de sa génération»

juin 21, 2018 7:45
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Représentants des institutions républicaines, membres du gouvernement, représentants de la société civile, professionnels des médias, amis et parents de notre regretté Abdoulaye Bah, se sont succédé, ce jeudi 21 juin au Palais du peuple à Conakry, pour lui rendre un dernier homme, à l’occasion d’un symposium organisé par le gouvernement.

Nous vous livrons le message de journaliste-écrivain et ancien ministre, Boubacar Yacine Diallo : « Maintenant que tu as rempli ta mission, dors en paix, Abdoulaye bah !

Une fois encore, la mort a porté sa faux dans nos rangs : Abdoulaye bah n’est plus. Notre douleur, mesdames et messieurs, entoure sa famille et tous les siens, à qui nous disons note profonde sympathie.

Pendant une minute, je vous invite à vous recueillir dans le silence, en souvenir de Abdoulaye Bah. Ce deuil nous atteint tous et est déjà ressentie dans toute la Guinée et même au-delà.

La perte que nous venons de subir est considérable : avec Abdoulaye disparait un des meilleurs journalistes de sa génération, un reporter sagace et déjà instruit des ficelles du métier qui apportait à la profession sa note personnelle de clairvoyance, de pondération et de bon sens.

Avec quel sérieux il prenait et traitait ses dossiers ! Avec quel dévouement inlassable il travaillait ! Avec quel souci de servir son métier, il se rendait disponible, comme cette nuit épouvante du samedi !

Comme on a pu le constater, la mort de Abdoulaye, aussitôt annoncée par les médias, plonge ses compatriotes de tous les bords dans un deuil rarement observé.

La presse douloureusement surprise du décès de Abdoulaye adresse à la famille, aux amis et admirateurs, ainsi qu’à tout le peuple de Guinée ses condoléances attristées et celles unanimes des journalistes tous médias confondus.

Pour ceux qui le connaissaient, ce n’était pas un homme public à proprement parler. Il n’aimait pas le travail bâclé. Il n’aimait pas se montrer. Il ne cherchait même pas à se faire connaitre !

En évoquant les souvenirs de nos liens avec Abdoulaye, qu’il me soit permis d’affirmer que la poussière de l’oubli, qui parfois recouvre, si vite, l’empreinte d’un homme et la mémoire de ses bienfaits ne réussira à éteindre son voile funeste sur l’amitié qui le liait à la presse nationale.

Si Abdoulaye est né d’un sol, qui est la Guinée, d’un milieu ambiant qui est à cheval entre le Foutah et la Haute Guinée, son génie professionnel reste la trame pour laquelle les générations futures de journalistes doivent d’honorer en tant que journaliste modèle.

Voilà ce que je pouvais dire au nom de notre corporation visiblement éprouvée, mais digne ! »