Cabinet de Mamadou Sylla : trois opposants ayant rejoint les rangs, expliquent leur choix

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Le chef de file de l’opposition, Mamadou Sylla et par ailleurs, président de l’Union Démocratique de Guinée (UDG) a élargi son cabinet à d’autres opposants comme conseillers. Il s’agit, entre autres, de Fodé Bangoura, président du PUP, Dr Faya Millimouno, leader du Bloc libéral (BL), Hadja Makalé Camara, présidente du FAN, Bouya Konaté président du parti UDIR.

Parmi eux, certains ont pris part aux législatives et à la présidentielle, tandis que d’autres ont préféré les boycotter. Devant cet hybridisme politique, Guinéenews est allé à la rencontre de certaines de ces recrues du cabinet du nouveau chef de file de l’opposition qui nous reviennent ici sur les mobiles de leur choix.

Dr Faya Millimouno, leader du Bloc libéral (BL) : « Au BL, les élections législatives, le scrutin présidentiel et le référendum sont dernière nous et nous regardons l’avenir. »

« Il n’y a pas de justification. Nous sommes de l’opposition. Il s’agit d’un cabinet de l’opposition. La loi n’interdit pas les extraparlementaires d’être membres du cabinet du chef de file de l’opposition. Au BL, les élections législatives, le scrutin présidentiel et le référendum sont dernière nous et nous regardons l’avenir. Si on devait se poser la question de savoir pourquoi on devait poser tel acte parce qu’on avait telle position, on doit commencer alors à se poser la question de savoir en vertu de quelle constitution, l’élection présidentielle a eu lieu. Si cette question est répondue, vous comprendrez aisément qu’il faut prendre acte du fait qu’on a une nouvelle Constitution, une nouvelle législature, un président de la République et donc, on a un nouveau chef de file de l’Opposition. Maintenant ce qui compte, c’est quoi faire pour faire avancer la Guinée. Le fait que l’élection présidentielle a eu lieu avec la participation de l’opposition qui était membre du FNDC, le débat est clos. Dès lors que la même opposition qui était opposée aux élections législatives, a pris part à l’élection présidentielle en vertu de la Constitution adoptée le 22 mars 2020. Désormais, c’est l’avenir du pays qui compte. »

Bouya Konaté, président de l’UDIR : « Nous ne pouvons pas continuer à être en marge, c’est-à-dire, à rester dans le dénigrement sans changer les choses. En tant que démocrate, je ne peux que m’impliquer avec force afin que les choses s’améliorent dans notre pays. Je ne suis pas une opposition de déstabilisation mais plutôt une opposition constructive. »

« La raison qui m’a amené à être dans le cabinet du chef de file de l’opposition, est de continuer à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et travail des Guinéens. Je suis respectueux des institutions de la République même si elles ne sont pas parfaites. Notre combat est de continuer à agir afin que les institutions soient fortes et indépendantes. Nous ne pouvons pas continuer à être en marge, c’est-à-dire, à rester dans le dénigrement sans changer les choses. En tant que démocrate, je ne peux que m’impliquer avec force afin que les choses s’améliorent dans notre pays. Je ne suis pas une opposition de déstabilisation mais plutôt une opposition constructive. C’est la loi qui prévoit le poste de chef de file de l’opposition et non un décret. Qu’est-ce qui nous empêchera de ne pas être dans le cabinet du chef de file de l’opposition au moment où nous-mêmes, avons été à cette élection présidentielle et aux élections législatives. Étant de la future génération, nous œuvrons pour la Guinée et non pour des personnes. »

Fodé Bangoura, président du PUP : « pourquoi me demander ? Je suis de l’opposition. Je n’ai pas d’autres commentaires. »

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