Cacophonie dans le secteur de la pharmacie: Le syndicat dénonce et le patron de Médicrime se défend

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A peine inauguré, le syndicat des pharmaciens privés de Guinée a dénoncé qualifié  Médicrime de structure mort-née. Une accusation que rejette en bloc le secrétaire général de l’institution en charge de la lutte contre la vente illicite des produits pharmaceutiques et le trafic des faux médicaments.

Le patron de Médicrime Damany Keita et par ailleurs Inspecteur général du ministère de la Santé a insisté au micro de notre reporter, sur le fait que le secteur de la pharmacie est sensible d’où, il faut agir avec discernement.

Pour lui, quand on occupe un poste de responsabilité dans un pays et qu’on doit agir entre certains concitoyens, notamment des pharmaciens et les autres citoyens qui sont en train de vendre des produits pharmaceutiques, même s’ils ne sont pas des professionnels, mais qu’ils sont des Guinéens, il faut mettre la forme.

«Nous ne pouvons pas brutaliser sans informer et sensibiliser largement la population pour dire que ce qu’ils font est illégal et que le médicament ne doit  être vendu que par un professionnel», a-t-il affirmé.

«C’est pourquoi il nous faut une sensibilisation et voire des mises en garde», a-t-il insisté.

Poursuivant son intervention, M. Keita a rappelé qu’ils ont entamé la démarche et qu’elle a été médiatisée.

 «Mais tellement qu’ils sont pressés, les pharmaciens privés ont estimé que notre première sortie est ratée. Pour eux, nous devrions dire aux vendeurs de produits pharmaceutiques d’arrêter immédiatement de vendre, casser leurs boutiques et incinérer des produits. Je rappelle que pendant cette période, la ville était morose à cause des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). L’atmosphère socio-politique ne s’y pétait pas. Nous avons décidé de ne pas envenimer la tension sociale. Nous leur avons dit qu’il faut que nous partions doucement. C’est-à-dire informer pour que les gens arrêtent le commerce. Les pharmaciens ont dit qu’ils ne sont pas d’accord, qu’il faut que le même jour, que nous procédions à l’incinération. Nous avons dit que si l’instruction venait de la hiérarchie, nous sommes prêts mais étant un ancien dans le domaine pharmaceutique, il est préférable que nous passions d’abord à des sensibilisations avant de procéder à la répression», a-t-il expliqué.

Devant le désaccord qui mine le secteur de pharmacie, Damany Keita a estimé que de toutes les façons, il s’agit des pharmaciens du secteur privé et que ce ne sont pas eux qui vont gérer l’administration publique.

«Nous sommes là pour tout le peuple de Guinée. Ils sont du secteur privé, ils ne vendent pas pour l’Etat. C’est normal que nous protégions la profession pharmacie mais il faut mettre aussi la manière. Nous  nous préparons à descendre sur le terrain, nous procéderons au ramassage et même à l’incinération. Ils ont dit beaucoup de choses dans les médias et dans les réseaux sociaux que je n’écoute pas», a-t-il coupé court.