CAN 2019 : Faut-il craindre pour le Cameroun?

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Après avoir été rectifié par le Real Madrid, le PSG a déversé sa bile noire sur la pauvre lanterne rouge du championnat français, le FC Metz. Malgré cette gifle à cinq doigts, beaucoup n’ont pas vu un PSG étincelant comme foudre de guerre parmi les grands loups de la Champion’s League, en dépit de l’absence de ses cadres. Qu’est-ce qui manque au PSG ? Cherchons jusqu’à la prochaine restructuration… Revenons aux propos du jour :

Le Cameroun serait en panne partout ?

Nullement dans l’intention de faire comme Ahmad Ahmad, mais si le président de la CAF était un devin ? En tout cas, depuis ses taquineries et ses doutes émis sur la fiabilité de cette organisation, le Cameroun ne ménage rien pour multiplier les incertitudes et il sait faire mine de rien comme personne pour augmenter et amplifier les appréhensions.

Tenez, les embrouillaminis sur l’organisation du tour cycliste du Cameroun  battent tous les records d’insouciance et d’imprévoyance. Alors que rien n’était ficelé et arrêté, on a laissé les équipes se présenter pour leur signifier que la course n’aura pas lieu par manque de moyen, et quand les autorités camerounaises se sont rendus compte que des amendes plus fortes de la fédération du cyclisme international vont tomber, il y a eu retournement pour dire que la compétition aura lieu. Si tout doit se passer normalement, c’est le double des frais initiaux qu’il faudra débourser.

Dernièrement, le chef d’un chantier de stade a signé forfait, il a fallu trouver un remplaçant pour continuer les travaux qui doivent aller vite et bien. A supposer que ce dernier comprenne vite de quoi il retournait dans ce stade et si le partant n’a pas laissé des « grabats » et pièges dans les structures et superstructures, de la fondation au gros-œuvre… Les spécialistes des BTP en diront plus.

Enfin, la FECAFOOT est dirigée actuellement par un Comité de normalisation (CONOR). La mise en place de la structure dirigeant du football au Cameroun n’est pas pour demain puisqu’il existe quelques blocages et mésententes. Il est à douter qu’une tentative de noyautage par la politique est en train d’agir en sous-main. Mais la question principale qu’on se pose est de savoir si une CAN pourrait être organisée par un Comité de normalisation, CONOR.

Hormis tout cela, il y a que le nord du pays n’est pas d’humeur à jouer au football quand tout y va à vau-l’eau. Même si on ne craint pas trop que des attaques terroristes se fassent au moment de la CAN, il n’en reste pas moins qu’il faut stigmatiser ce phénomène, il y a des signes qui disent en silence que si le gouvernement central persiste dans sa logique de caporaliser le nord, les indépendantistes ne resteront pas les bras croisés…

Des problèmes existent, cela est indéniable. Comment les résoudre d’ici-là ?