Candidature d’Ouattara: Dr Ousmane Kaba évoque des risques d’instabilité

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Dr Ousmane Kaba, PADES
Enfin une réaction objective et débarrassée de toutes considérations partisanes dans le landernau politique guinéen à la candidature d’Alassane  Ouattara à un troisième mandat en Côte d’Ivoire. Contrairement aux discours trop timorés et teintés de faux fuyant qu’on a entendus jusque-là, Dr Ousmane Kaba n’y va pas du dos de la cuillère.

L’actualité politique en Côte d’Ivoire voisine est d’une telle similitude avec celle guinéenne que l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat n’est pas passée inaperçue aux yeux de l’opinion guineenne.

Mais force est de reconnaître que les commentaires enregistrés de la part de certains partis de l’opposition ont encore suscité plus de débats. D’autant plus qu’il se dégage un sentiment de deux poids deux mesures dans les propos de ceux qui ont pris le risque de ne pas complètement éluder la décision de Ouattara qui n’est pas sans conséquences directes ou indirectes pour la Guinée où Alpha Condé est sur la même trajectoire que son homologue libéral ivoirien.

La seule voie discordante reste pour l’instant celle de Dr Ousmane Kaba, seul opposant candidat déclaré à la prochaine présidentielle guinéenne.

Dans sa lecture sur la décision du désormais président candidat à la présidentielle ivoirienne, le président du parti des démocrates pour l’espoir (PADES) fait preuve de plus d’indépendance que la plupart de ses collègues opposants.

Via le réseau social twitter, Dr Ousmane Kaba déclare que « l’annonce de sa (A. Ouattara ndlr) candidature, donc son 3ème mandat, le 6 août, risque de ruiner la paix et la cohésion sociale dans un pays sorti de guerre. »

Avant d’expliquer que « les jeunes exigent partout l’alternance démocratique en Afrique. »  Même si de passage, apprecie-t-il, « le Prési ADO a un bilan économique excellent qui force l’admiration. »

Une lecture qui, si besoin en était, fait exception à ce qui a paru être la règle chez les principaux opposants aux régimes Condé. Ces derniers, libéraux comme Dr Ousmane  Kaba ont, au meilleur des cas, fui le débat s’ils ne tentent pas de trouver d’excuses à Ouattara en clouant au pilori son homologue guinéen.

Reste à savoir si l’indépendance de Dr Ousmane Kaba n’est pas due aux relations vraisemblablement moins étroites qu’il entretiendrait avec le président candidat ivoirien, comparativement à certains de ces collèges de l’opposition politique guinéenne actuelle.