Célébration de la fête de Ramadan : la police dresse le bilan des accidents survenus à Conakry et à Kindia

juin 10, 2019 8:20

Pendant la fête de l’Aїd El Fitr, la direction centrale de la sécurité routière annonce avoir enregistré un total de cinq accidents de la circulation dans la capitale qui ont fait plusieurs blessés dont un grave et de nombreux dégâts matériels. Ces accidents se sont produits dans les commissariats suivants:

Bambéto : aux environs de 11heures, un Toyota Humer, immatriculé en Guinée Bissau, RGB 6426 CF,  conduit par Mané Aliou, termine sa course dans une boutique sise au quartier Kipé.

Enta : un motocycliste heurte un élève de 11ans, vers 16h à Tombolia.

Matoto : vers 18 heures, un cas d’accident, moto contre piéton, à Yimbaya pharmacie, suivi de délit de fuite.

Sonfonia : deux accidents qui ont impliqué des motos. Le premier cas, moto contre moto et le second, moto contre véhicule, qui a entrainé un blessé grave.

A ce bilan enregistré à Conakry, est venu s’ajouter un cas d’accident mortel rapporté par le commissariat spécial de la sécurité routière de Kindia. Là, c’est un véhicule contre piétonne au quartier Kondeta. La victime, madame Aminata Sylla, âgée de 25 ans, a trouvé la mort, projetée et coincée violemment contre un mur de clôture, par la voiture Toyota Carina RC 6275 AR. Le conducteur, Mamadou Camara, effectuait une manœuvre de marche arrière.

Tirant les leçons de ces différents accidents, la direction centrale de la sécurité routière en vient à une première conclusion : en dehors des deux cas survenus à Sonfonia, tous les autres se sont produits dans la journée.

La deuxième observation a porté sur les motos : elles sont impliquées dans quatre des six accidents enregistrés à Conakry et Kindia. Cela pose à nouveau le problème de ce mode de transport dont la dangerosité interpelle de plus en plus, citoyens et autorités.

Le dernier aspect de l’analyse renvoie aux infractions à l’origine de ces accidents. Sur ce point, la direction centrale évoque en premier lieu, l’excès de vitesse, très fréquent pendant les fêtes. De l’avis général, cette infraction est due à l’euphorie, voire l’enthousiasme débridé qui s’empare de bon nombre d’usagers que la fête stimule au plus haut niveau, les poussant vers une forme d’exaltation. Le plus souvent, l’alcool ou la drogue s’ajoute à ce premier aspect pour davantage inciter les conducteurs d’automobile et autres motocyclistes à accélérer, sans tenir compte des risques que cela induit. L’on note aussi, surtout parmi les jeunes fêtards, des excès comportementaux dus au désir qu’ils éprouvent de ‘convaincre’ à tout prix, quelques amis (es) qu’ils savent bien conduire et qu’ils n’ont peur de rien.

Dans cette gamme d’infractions listées on retient le délit de fuite. Une illustration d’incivisme qui pousse à fuir ses responsabilités après accident. Il y a donc, de l’avis de l’autorité centrale de la sécurité routière, un travail d’éducation et de  sensibilisation à mener en amont, à l’intention de tout ce beau monde. A cela, devra s’ajouter la  formation de tous les motocyclistes pour lesquels le permis de  conduire est obligatoire, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Il est largement établi que, dans l’ensemble, ils sont ignorants du code de la route et des règles de circulation. Toutes choses qui ajoutent au danger qu’ils représentent pour eux-mêmes et les autres sur la route.

A comparer ce bilan avec celui de l’année dernière, les statistiques de la police routière indiquent une très faible variable. Autrement dit, il a été enregistré 05 accidents cette année contre 04 l’année dernière à Conakry et 01 mort à l’intérieur du pays, cette année, contre 02, l’année dernière.

La direction centrale de la sécurité routière se félicite que son département de tutelle et sa direction générale aient entrepris de l’appuyer pendant tout le mois de ramadan, jusqu’au lendemain de la fête. Le déploiement dans tous les  commissariats spéciaux de sécurité routière d’importants effectifs en provenance des CMIS (compagnies mobiles d’intervention et de sécurité), des commissariats centraux, commissariats urbains et postes de police de la capitale a permis de fluidifier le trafic et  lutter contre les embouteillages et accidents. Cette initiative, amplement saluée, aura également renforcé l’unité d’action des forces de police et stimulé le sens civique des usagers. Lesquels apprécient que la police nationale se soucie de façon aussi ostensible de leur confort et sécurité sur la route.

Ainsi donc, au final, il y a à espérer que les usagers améliorent leur comportement dans  la circulation. Pour la  police routière, l’engagement est renouvelé de se mobiliser davantage pour préserver cet important acquis, porteur d’espérance d’un renforcement de la prévention routière dans notre pays.