Célébration de l’Aïd-el-fitr : les ménages ont le blues

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La célébration de l’Aïd-el-fitr est prévue ce dimanche en Guinée, dans une atmosphère marquée par la conjoncture économique, découlant de la propagation de la pandémie de la Covid-19. Une fois n’est pas coutume, aussi bien dans la capitale que dans les préfectures intérieures, de nombreux ménages sont condamnés à se priver des mets copieux habituels et des tenues de fête à la faveur de cette célébration.

Cette conjoncture économique mondiale n’épargne aucun pays, y compris la Guinée. Le cœur ne sera donc pas à la fête comme on commence à le pressentir, en parcourant les marchés et autres salons de couture et de coiffure. L’affluence habituelle n’étant pas au rendez-vous en ces lieux, dont les tenanciers sont obligés de e ronger les ongles, faute de clientèle.

Les citoyens de Conakry n’ont pas le cœur à la fête

A Conakry, épicentre du Coronavirus en Guinée, les préparatifs de l’Aïd-el-fitr tournent au ralenti, à cause de cette pandémie qui a occasionné une crise économique sans précédent.

A quelques jours de cette célébration, tout le monde se plaint de la conjoncture, cela du fonctionnaire au petit vendeur ambulant.

Maître Oury, un tailleur de renom n’est pas en marge de cette crise. Dans son atelier situé à Kipé, un des quartiers huppés de la haute banlieue de Conakry, la clientèle n’est pas au rendez-vous, comme lors des fêtes passées.

« Depuis que j’ai commencé dans ce métier, je n’ai jamais été confronté à une situation pareille, mais Dieu merci, comme on est bonne santé. Il n’y a pas de clients du tout. Avant, on commençait à être débordé un mois avant le ramadan,  mais cette fois ce n’est pas le cas, c’est lors des 10 derniers jours-ci qu’on a commencé à voir un peu de monde.  Et on comprend nos clients, parce que non seulement il n’y aura pas de prière collective le jour de la fête, mais la maladie aussi a créé un manque d’argent énorme à cause du ralentissement de toutes les activités. Autre fait à relever dans cette galère, est le manque de matériel de couture qu’on auquel on est confronté cette année, à cause de la fermeture des frontières. Mais nous disons Alhamdoulillaye, parce que pour le peu qui existe, le prix n’a pas changé», nous a confié au téléphone Maître Oury.

A l’image des tailleurs, les commerçants se plaignent aussi. Mme Diallo Kadiatou Ly est commerçante au marché de Madina. Elle importe des habits d’hommes et de femmes ainsi que divers autres articles du Sénégal.

Cette fois, à cause de la fermeture des frontières, elle n’a pas pu s’en approvisionner.

« Cette année, nous disons merci à Dieu comme on arrive à manger. Sinon, ce n’est pas facile. On n’a pas pu voyager et on est en train de manger notre capital. Notre inquiétude, ce n’est même pas pour cette fête, mais comment on va faire après cette maladie car ça trouvera qu’on a mis tout notre argent dans la marmite», s’inquiète Mme Diallo apparemment très préoccupée.

Même son de cloche du côté de Mme Camara Aissatou Sadjo. Elle, elle s’inquiète plutôt de la santé de sa famille que des habits de fête.

«Bien qu’étant mère de deux garçons en cette période de fin de ramadan, je ne parle pas de fête chez moi, mais plutôt de préservation de la santé et la lutte contre le covid19. Néanmoins étant musulmane pratiquante après les 30 jours de  jeûne et de  pénitence, je compte faire le jour de la  fête les plats préférés de ma petite famille et la fête se fera entre nous, parce qu’il n’y aura pas de salutations. Pour les enfants qui adorent les nouveaux habits le jour de la fête, je n’ai pas trop de soucis à me faire vu qu’ils ont de nouveaux habits et de nouvelles chaussures, que j’avais achetés depuis longtemps mais qui étaient grands. Donc je dirais que c’est une chance que j’ai car je ne me vois pas aller fouiner dans les marchés en cette période pour chercher des habits ou encore me rendre chez un tailleur pour une tenue de fête vu que la situation sanitaire du pays est critique», dira Mme Camara.

Il conviendrait de noter que les plaintes des citoyens de Conakry à l’approche des fêtes, n’ont pas commencé à l’arrivée de cette pandémie. Chaque année qui arrive est pour eux, pire que la précédente du point de vue manque d’argent.

A Mamou, l’engouement n’est pas au rendez-vous

A quelques jours de la célébration de la fête de l’Aïd-el-fitr, marquant la fin du jeûne du mois de ramadan, dans la ville carrefour, l’engouement n’est pas au rendez-vous, tant dans les marchés que chez les couturiers.

A cause du confinement décrété dans  la capitale, les commerçants n’arrivent pas à s’approvisionner à partir du grand marché de Madina, des nouveaux habits  pour  enfants. Chez les tailleurs, les commandes sont à leur bas niveau, contrairement aux années précédentes.

Une situation qui va impacter le bon déroulement de la fête. D’autant que les ménages sont confrontés au manque d’argent pour s’approvisionner en nourriture.

A Labé, les familles vont se contenter du strict minimum

C’est un secret de polichinelle de dire que la fête de ramadan coïncide cette année avec une crise sanitaire, dont l’impact est visible sur l’économie des ménages. Une situation qui risque d’affecter négativement la célébration du ramadan, qui est l’une des plus importantes fêtes chez les musulmans. A Labé, la plupart des chefs de famille tentent de coller à la réalité, et de faire avec ce qu’ils ont.

« Avec cette situation, c’est seulement les habits des enfants qui me préoccupent, car cela est obligatoire. Sauf que là aussi, il y a de sérieux problèmes car tous les prix sont à la hausse. Il faut au moins 200 000 fg pour avoir un complet, sans pour autant parler de chaussures. Donc si tu as 3 ou 4 enfants à habiller, c’est des problèmes », déplore M. Diallo.

Cet autre employé dans une boîte de nuit de la place, du nom de S.C, vit un véritable calvaire en ce moment à cause du chômage forcé, occasionné par le couvre-feu: « depuis février, on n’a pas perçu de salaire alors qu’on a des contrats. Mais comme les nightclubs sont fermés, les patrons ne paient plus. Étant père de famille, je n’arrive même plus à trouver la dépense quotidienne. Donc pas de fête chez moi», soutient-il.

Mamadou Doumbouya, lui est on ne peut plus clair: « au moins si la fête coïncidait à la fin du mois, ça allait être mieux. Mais là, il sera compliqué d’avoir même le repas de fête à plus forte raison d’habits de fête», se désole-t-il.

A Lélouma les ménages ne savent pas quel saint implorer pour cette Korité

C’est dans un contexte particulièrement difficile que la fête de ramadan s’annonce cette année à Lélouma. Éprouvée tout d’abord par des manifestations politiques qui ont paralysé toutes les activités depuis décembre 2019, la COVID 19 qui s’est ensuite invitée dans la danse, avec ces corollaires néfastes sur tous les plans, a mis à genoux tous les ménages de cette localité de la Moyenne Guinée.

A Lélouma, dans la plupart des foyers, les familles vivent essentiellement grâce aux appuis des parents basés hors de nos frontières. Du coup, de nombreuses familles ne savent pas à quel saint se vouer pour passer cette fête.

C’est le cas de dame Mariama Diallo qui se demande que faire pour se tirer d’affaire.  « D’habitude, c’est mon fils qui est en France qui nous envoie de l’argent pour nous permettre de vivre, mes enfants et moi. Mais depuis quelques mois, lui aussi ne travaille pas à cause de cette pandémie. C’est vraiment très difficile. Personnellement, je me demande par quel moyen je vais passer pour soulager ne serait-ce le minimum pour la famille », se demande-t-elle.

Dans le même sillage, Mamadou Benté Diallo quant à lui, se demande comment trouver de quoi offrir à sa famille, étant polygame.

« J’ai deux femmes et dix enfants. Je me demande aujourd’hui par quel moyen, je veux  parvenir à les soulager. Je ne travaille  presque pas depuis plusieurs semaines. Les femmes peut-être, vont me comprendre. Mais les enfants, je suis obligé de trouver au moins leurs habits de fête. Mais comment ? », se demande Bènte.

Dans les magasins d’habits, les ateliers de coutures ou dans les salons de coiffures, le constat reste amer, il n’y a pas d’affluence. Les gérants, chacun de son côté dénonce le manque de clientèle à seulement quelques jours de la fête.

« Depuis environ 20 ans je vends des habits pour hommes et femmes ici. Mais ce, à quoi j’assiste cette année, je ne l’avais jamais connu auparavant. J’avais par exemple à l’occasion des fêtes, l’habitude d’effectuer plusieurs voyages sur Conakry pour payer de la marchandise. Cette fois ci, j’ai été qu’une seule fois. Et vous voyez par vous-même le stock qui est entassé là. Ça ne s’achète pas du tout comme d’habitude », explique Mamadou « Commerçant » Diallo avant de préciser : « À Lélouma ici, les activités fonctionnent en grand partie grâce à notre « diaspora  » qui s’occupe de tout dans les familles de leurs proches. Mais cette fois ci, avec le confinement, la restriction des mouvements, la fermeture des frontières dûs au coronavirus, nous sommes tous en train de vivre directement ou indirectement les conséquences de cette pandémie. Je suis aussi père de famille, et croyez-moi que le non écoulement de ma marchandise va beaucoup jouer sur ma famille pendant cette fête», ajoute-t-il.

Au niveau du principal point de retrait ou de transfert d’argent de la localité, le gestionnaire confie qu’il y a de l’argent ou encore des « codes » qui viennent de l’étranger mais pas comme avant.

« C‘est vrai qu’il n’y a pas l’affluence habituelle mais certains continuent d’envoyer de l’argent à leur proche. Le problème est que, à Lélouma, il n’y a pas de retour d’argent. En bref, on ne fait que des retraits d’argent ici. Du coup, nous sommes quotidiennement confrontés au manque de liquidités. Surtout pendant cette période de pandémie. Nous sommes parfois obligés de dire à certains de nos clients d’attendre même pendant plusieurs jours. Donc tous ces facteurs impactent sérieusement sur le préparatif de la fête et même de l’économie. C’est une fête qui  pointe à un moment particulièrement tendu. C’est difficile pour beaucoup de famille qui ne vivent que de l’appui de ceux de l’extérieur», reconnaît Mouhamed Baldé.

Tougué se prépare à fêter dans la morosité

A l’instar des autres préfectures de la Guinée, la préfecture de Tougué prépare la fête de l’Aïd-el-fitr marquant la fin du mois de Ramadan dans la galère. Cette fête marquée cette année par l’État d’urgence sanitaire dû la pandémie du Coronavirus se prépare dans une morosité sans précédent.

En sillonnant les ateliers de couture qui abondaient de monde les années précédentes à la même période, on constate une rareté de clients cette année.

Interrogé par notre reporter, Maître Hammady, tailleur basé à Tougué centre explique les difficultés qu’il rencontre: « cette année il n’y a pas assez  d’engouement pour cette fête. Les clients sont vraiment rares et ceux qui viennent plaident  trop pour un rabais des prix et difficilement nous parvenons à tomber d’accord. Mais vu la crise, on est obligé d’accepter pour ne pas rester les bras croisés. C’est vraiment difficile pour nous railleurs», reconnait-il.

De nombreux pères de famille  déclarent quant à eux chercher juste à satisfaire les enfants, pour leurs vêtements. C’est le cas de Thierno Abdoul: « cette fois ci j’ai réussi à trouver les habits de madame et les enfants. A l’occasion de cette fête, je me suis toujours trouvé les habits, mais cette année moi, je préfère m’abstenir et satisfaire les tous petits qui ne comprennent rien», se lamente-t-il.

On le voit, à Tougué, la fête pourrait se dérouler dans la morosité.

A Kankan, la Covid19 les ménages sur le gril face aux charges

A quarante heures  de la fête de l’Aïd-el-fitr,  presque tous les indicateurs économiques à Kankan sont au rouge. Dans cette ville très commerçante, toutes les affaires tournent en ce moment au ralenti, covid19 oblige.

En cette période, l’inquiétude est grandissante chez de nombreux citoyens, notamment les chefs de famille qui ont du mal à faire face à leurs obligations, dans la perspective de la fête de ramadan prévue ce dimanche.

Souleymane Kaba, marié et père de plusieurs enfants, juge sa situation économique actuelle assez préoccupante. Même s’il essaie de même de rester positif.

« Vraiment la situation est aujourd’hui est très préoccupante.  On ne gagne presque rien. Mais on est obligé de cacher cette réalité à la famille pour ne pas semer le désespoir chez eux surtout les enfants, si tu as bonne femme, elle peut comprendre la situation, mais ce n’est évident avec les gamins qui s’attendent à beaucoup de cadeaux. Personnellement, ce que Dieu me donnera la possibilité de faire, c’est ce que je ferai. Mais ce ne sera pas du tout possible cette année, de faire les choses à la hauteur des années précédentes ». nous révèle-t-il.

Fatoumata Kaba, qui est mère de famille, rencontrée en ville, alors qu’elle revenait  de  ses emplettes quotidiennes, fustige  la flambée des prix des marchandises sur les marchés de Kankan, en cette veille de la fête.

« On ne peut rien acheter actuellement. Tout est devenu très cher sur le marché. Les choses qu’on avait l’habitude d’acheter à 30.000 fg, sont aujourd’hui vendues à 50.000 fg.  On ne peut plus rien acheter pour les enfants, même pas des habits ou des chaussures. Les vendeurs veulent gagner plus que ce qu’ils ont dépensé », déplore notre interlocutrice.

Enfin, il faut noter que de l’avis de plusieurs observateurs, cette période que nous vivons, restera gravée dans les annales de l’histoire, comme étant la pire ayant précédé la célébration d’une fête de l’Aïd-el-fitr dans le Nabaya.

Faranah n’échappe pas

À seulement 24 heures de la fête de Ramadan, l’ambiance est morose à Faranah ville, la capitale du Sankaran profond. La même morosité est sans égale dans les sous-préfectures.

Partout, les activités sont affectées dans tous les domaines pour cause de covid-19 dénoncent les citoyens du centre-ville et des communautés profondes.

Comme dans les sous-préfectures, dans le marché central de Faranah, nous constatons une forte affluence mais elle n’est pas comparable aux années précédentes, selon les commerçants et acheteurs que nous avons interrogés.

Tout semble fonctionner lentement. C’est dans une crise économique qui ne dit pas son nom que les habitants de Faranah ont accueilli le mois de ramadan, et c’est dans les mêmes conditions  qu’ils préparent également la fête de Ramadan. Partout ça crie entre parents et enfants.

À Kobikoro, la sous-préfecture la plus enclavée où le fleuve Niger prend sa source, les difficultés sont sans égales. Pas de route, bref un manque criard d’infrastructures de base, comme a pu le constater notre reporter.

Sur les préparatifs de la fête de Ramadan dans cette sous-préfecture, Madame Kadé Kourouma avec une voix pitoyable est dans le désarroi. « On faisait le commerce mais ces deux jours non. S’il y a des élèves en classe, on peut vendre de petits articles. Actuellement, on ne vend rien. Nous sommes à l’approche de la fête, nous n’avons rien. Nous avons de sérieuses difficultés ces  jours-ci pour cause de covid-19 », a-t-elle confié à notre reporter.

« À cela, s’ajoute l’état dégradant de notre route. Ce qui représente une grande difficulté pour nous. Nous demandons au gouvernement de venir en aide à notre localité. Si les véhicules pratiquent notre route, les choses seront faciles, puisqu’elles vont se rendre de notre misère. Là, on peut vendre entre Faranah-Kissidougou-Kobikoro. Mais si cela ne se fait pas, il n’y a pas de route, on ne fait rien », a-t- elle plaidé.

Kèmoko Bayo, rencontré au marché central explique : « les préparatifs vont bon train. Parce que d’abord la première richesse de l’homme c’est quoi ? C’est sa santé. Après la santé, tout le reste vient par la suite. Sinon concrètement parlant, rien ne va. Les affaires sont bloquées avec la pandémie là et ce n’est pas la Guinée seule qui en souffre. C’est tous les pays. Il n’y a pas  où aller se cacher. Donc, chacun n’a qu’à prier Dieu pour que la grande pandémie là quitte la Guinée, dans un bref délai, pour que les affaires puissent reprendre à merveille et que la population reprenne sa vie normale. »

De son côté, une autre acheteuse, rencontrée au marché central, Sia Jeannette Koundouno embouche la même trompette.

« Nous femmes, avons trop des difficultés de préparer cette fête de Ramadan 2020. Avec la maladie de coronavirus là, le marché est devenu cher, les hommes ne travaillent pas et rien ne marche. La paralysie des transports qui affectent les  besoins primaires, tout  ça joue sur les femmes. Le marché est très cher, on ne sait même pas comment faire. Nous demandons à l’État de venir en aide aux pauvres que nous sommes », a-t-elle plaidé.

Pita ne fait pas exception à la galère des ménages

Pour cette fête de ramadan prévue probablement ce dimanche, les préparatifs se déroulent dans un contexte très difficile à Pita.

Les personnes que nous avons interrogées dans le cadre de la préparation de ce dossier sont toutes unanimes de la galère qu’elles vivent, en prélude de cette Korité.

Pour Alpha Mamoudou Diallo, tailleur de profession qui s’est temporairement converti en maçon par manque de clients, il suffit de dialoguer avec sa femme pour le cas exceptionnelle de cette fête. Il dira ensuite : « Personnellement, j’ai  convaincu ma femme pour me comprendre, car je n’ai pas d’argent pour lui acheter des habits. Elle a accepté que je m’intéresse à notre enfant, car ce n’est pas la maçonnerie qui est mon métier. En plus, je peux vous dire que ce qui me préoccupe le plus, c’est comment avoir le prix de la viande pour la fête, et c’est ce que j’entends chez la plupart des gens. Dans le cadre social, l’on se demande comment célébrer cette fête en cette période de pandémie. Je veux parler de comment parvenir à éviter les contacts et autres », fulmine-t-il.

Pour cet autre commerçant du nom de Alassane Bah, il est inutile de dire à quelqu’un que les préparatifs se font dans un contexte difficile. Car on n’avait jamais connu ce type de situation de pandémie.

« Si on a la chance d’avoir de quoi manger, je pense qu’on aura tout eu. Je pense que nos femmes nous comprendront cette fois-ci. Car nous sortons le matin et passons toute la journée, sans avoir trois clients parfois. Voyez-vous combien de fois il est très difficile pour nous de faire face à cette fête. Nous avons beaucoup d’enfants et ça ne marche pas. Je n’arrive même pas à expliquer toute ma misère », jure-t-il.

A noter que certains chefs de familles souhaiteraient même que le mois de ramadan soit prolongé, malgré que cela impossible. Simplement parce que les difficultés liées aux préparatifs de la fête en rajoutent à leur désespoir.

Dossier réalisé par Guinéenews©