Célébration des mariages à Kissidougou: la mise en garde du substitut du procureur

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A l’occasion de la concertation sur le Plan de Développement Local de la commune urbaine de Kissidougou, le substitut du procureur près du Tribunal de Première Instance de Kissidougou a mis l’accent sur l’aspect juridique de la célébration d’un mariage. Il a tenu à préciser surtout qu’un mariage n’est légal que s’il est célébré devant un officier d’état civil.

Prenant la parole, Fodé Keita rappelle en disant: « je voudrais profiter de cette occasion pour attirer l’attention de toutes les personnes ici présentes dans la salle sur un sujet, c’est par rapport à la célébration des mariages. En parlant de l’état civil, aujourd’hui selon notre législation, selon la loi du pays, le mariage ne doit être célébré qu’à la mairie. Parce que nos juges ont beaucoup des difficultés souvent avec les chefs des  quartiers. Il arrive que le monsieur ait  voulu épouser une femme par exemple comme à  Hermakono. Ils n’ont pas pu aller chez le maire. Aujourd’hui, nous sommes à l’heure des papiers. Lorsqu’il y aura conflit entre monsieur et madame, l’Imam qui a célébré ce mariage dans sa mosquée; quand il y a problème, l’Imam n’a aucun pouvoir de condamner le monsieur, c’est la justice qui doit le faire. Et pour le faire, il faut qu’on ait un papier pour attester effectivement qu’ils se sont mariés. Parce que si on dit que l’Imam n’a pas de pouvoir, il faut expliquer en quoi il n’a pas de pouvoir», mentionne le substitut du procureur.

Il poursuit en disant que « les lois de la république n’autorisent pas un imam à condamner quelqu’un, c’est très simple. Alors que s’il y a problème, il faut qu’on trouve la solution. Et la solution là est trouvée où, c’est à la justice, et la justice va demander les papiers. Ce jour-là si le mariage n’a pas été célébré à la mairie, ça veut dire par endroit que vous n’êtes pas légalement mariés. Donc, malgré l’intervention de Mr le Maire et de tous les chefs des quartiers, nous, on ne va pas laisser la loi du pays pour faire plaisir  à quelqu’un », a-t-il prévenu.

Enfin, le substitut du procureur de conclure en ces termes: « Donc, c’est l’occasion de vous dire qu’un mariage n’est valable en république de Guinée que s’il  est célébré à la mairie. Un mariage non  célébré à la mairie, n’est pas un mariage au regard de la législation guinéenne. »