Cellou Dalein prévient : « si Alpha veut la guerre, il l’aura… »

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Accepter une défaite face à Alpha Condé, c’était en 2010. Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) prévient qu’il ne rééditera pas le scénario de 2010 cette année. Il le dit partout et à qui veut l’entendre.

Ce samedi 26 septembre, en marge de l’assemblée générale de son parti, le président de l’UFDG a dénoncé l’état des routes et la « misère » dans laquelle se trouvent les Guinéens actuellement. Pourtant, en 2010, comme le répètent souvent le président Alpha Condé, les flux financiers issus de la bauxite ont dépassé ceux obtenus de 1958 à 2010.

« Tous les flux financiers qu’on a eus depuis l’indépendance jusqu’à 2010 ne peuvent pas atteindre [ce que le pouvoir actuel a eu] dans l’exportation de la bauxite, l’aide internationale… parce qu’on a considéré qu’Alpha était le premier président démocratiquement élu », souligne-t-il, avant de dire qu’il n’avait pas été élu en 2020 : « On n’en a pas eu encore, parce qu’il n’était pas élu en 2010. C’est par la ruse et la violence qu’on lui a donné le pouvoir. Les artisans de cette fraude aujourd’hui, les langues se sont déliées. Vous avez écouté Kiridi. Vous avez écouté les jeunes tout à l’heure. C’est par la ruse et la fraude qu’il a été proclamé vainqueur. C’est parce que nous sommes attachés à la vie de nos compatriotes, c’est parce que nous sommes attachés à la paix que nous avions accepté ce holdup d’une autre nature, parce que le refus par l’UFDG d’accepter le verdict prononcé par la Cour suprême, reviendrait à s’engager dans la rue. Et des milliers de Guinéens risquaient de perdre la vie. Nous lui avons fait cadeau, premier mandat, deuxième mandat. »

Mais ça, c’était en 2010. Cellou Dalein demande à ses militants de se préparer, car il ne se laissera plus voler : « […] Maintenant, il faut qu’on soit d’accord sur une chose. Nous voulons être à Sékhoutouréya. Alpha, parlant de ces élections, parle déjà de guerre. Il faut qu’on s’y prépare. C’est lui qui a dit que cette élection, s’il veut la guerre, s’il veut voler notre victoire… Nous nous battrons pour gagner notre victoire et lorsque nous gagnerons, s’il essaie de voler, s’il veut la guerre, il l’aura. »

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