Cellou : « j’ai dit à Chambas que la sortie de crise dépendra de sa capacité à convaincre Alpha à renoncer… »

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Après sa rencontre avec le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) lundi, Mohamed Ibn Chambas a rencontré les leaders de l’opposition au quartier général de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Au sortir de cette rencontre, l’émissaire onusien a délivré le même message qu’il avait adressé aux membres de la société civile qui sont dans le FNDC.

Quant à Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, il a fait savoir au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, ce qui a fait que la Guinée est toujours restée dans la crise depuis l’élection d’Alpha Condé. Selon M. Diallo, toute cette crise est due au fait que le président Alpha Condé « ne respecte pas les lois de la République ». Il a cité entre autres exemples,  » l’obstination  » du président Alpha Condé à s’éterniser au pouvoir, d’où sa volonté de changer une constitution qui limite le nombre de mandats que le législateur a pris soin de verrouiller. Le chef de file de l’opposition a rappelé aussi le refus de pouvoir organiser les élections de façon régulière selon un calendrier conforme aux lois nationales. A cela il ajoute l’enrôlement des mineurs dans le cadre du recensement exceptionnel des électeurs.

Mais sur twitter, Cellou Dalein Diallo a été très précis sur ce qu’il a dit à Ibn Chambas : « L’ONU dépêche Ibn Chambas en Guinée pour rencontrer les acteurs politiques et sociaux et tenter une sortie de crise. J’ai dit à l’émissaire des @UN que la sortie de crise ne dépendra que de sa capacité à convaincre Alpha Condé de renoncer à son projet et de respecter les lois. »

 Cette rencontre se tenait à la veille d’une résistance citoyenne et permanente appelée par le Front national pour la défense de la Constitution pour s’opposer au projet de la nouvelle Constitution. Mais Ibn Chambas va-t-il réussir à convaincre Alpha Condé à renoncer à ce projet que le FNDC qualifie de coup d’État constitutionnel ?