Cellou : « L’UFDG a subi trop de violences, mais il n’y a pas autre solution que le pardon »

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Depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, Cellou Dalein Diallo dit avoir perdu plus de 100 militants lors des différentes manifestations politiques. Et depuis octobre 2019, une centaine d’autres Guinéens opposés au changement constitutionnel et au 3ème mandat ont été tués. L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), selon Cellou Dalein, aurait perdu plus de militants lors du massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom. Mais pour la paix et la réconciliation nationale dans le pays, le président de l’UFDG pourrait tout oublier et demander à ses militants et sympathisants de tout pardonner une fois qu’il est élu président de la République.

Lors de son meeting tenu le 8 octobre à la place des Martyrs à N’Zérékoré, Cellou Dalein a promis d’organiser une semaine de prière, mais aussi de jeûne, pour ceux qui le peuvent, afin de pardonner pardon à Dieu pour tous les crimes commis en Guinée et accepter de se pardonner.

« Quand je serai élu le 18 octobre 2020, je vais mettre en œuvre une politique de réconciliation nationale. Il y a eu trop de violences dans le pays. La réconciliation sera précédée de pardon, de la vérité et de la justice, parce que ceux qui ont perdu des proches, on doit leur expliquer que c’était un mal, mais nous allons tous pardonner pour qu’on s’engage dans un nouveau départ. Il faut que les Guinéens se pardonnent. Si je suis président je demanderai une semaine de prières et de jeûne, pour ceux qui peuvent, pour demander pardon à Dieu et pour accepter de se pardonner pour toutes les violences qu’il y a eu dans notre pays », a indiqué Cellou Dalein Diallon devant de milliers de partisans.

Plus loin, le président de l’UFDG a rassuré qu’il n’y aura jamais de vengeance : « Je suis mieux placé pour promouvoir une paix en Guinée. L’UFDG a subi beaucoup de violences, mais il n’y a pas une autre solution que le pardon et la réconciliation. Si je suis président il n’y aura pas de représailles parce que les représailles sont sources d’injustice. Il faudra simplement qu’on fasse la différence entre le bien et le mal et qu’on dise que le bien est bien et que le mal est un mal, et qu’on s’engage tous au terme de la semaine de prières et de jeûne de ne plus faire du mal. »

Dans cette même logique de réconciliation nationale, Cellou Dalein s’est engagé à faire revenir au pays le capitaine Moussa Dadis Camara, car pour lui, aucun Guinée ne doit être exilé.

Le candidat de l’UFDG à la présidentielle du 18 octobre prochain, soutenu par l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD) a ensuite dédouané les forces de l’ordre accusées d’avoir tué les manifestants : « Nos forces de sécurité ne sont pas des criminels. Ce sont des Guinéens. C’est lorsque les autorités politiques sont tordues, elles instrumentalisent les forces de défense et de sécurité pour atteindre leurs objectifs politiciens. »