Cellou : « Nous allons demander le départ d’un président…»

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 Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a organisé ce 6 janvier 2020 ce qu’il a appelé la dernière marche pacifique pour s’opposer au projet de nouvelle Constitution. A partir du 13 janvier prochain, le FNDC va organiser des manifestations sans itinéraires et ce, de façon quotidienne. Pour les opposants au projet de nouvelle Constitution, c’est la seule façon qui leur rester pour faire fléchir Alpha Condé.

« Il faut qu’on se mobilise à partir du lundi 13 janvier. Nous allons demander le départ d’un président qui a perdu toute légitimité, parce qu’il a violé la Constitution.  La victoire est à notre côté, parce que nous sommes avec le droit, la vérité et avec le peuple  assoiffé de démocratie, de paix et d’unité nationale », a déclaré Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, avant d’ajouter que le président de la République serait jugé pour s’être parjuré s’il avait accepté la mise en place de la Haute Cour de Justice.

Plus loin, le chef de file de l’opposition accuse Alpha Condé de jouer sur la fibre ethnique pour s’éterniser au pouvoir : « Alpha Condé va toujours vouloir nous diviser en ethnies. Il a considéré que les cadres de la Haute Guinée qui ont rejoint le FNDC sont avec  l’ennemi.  Mais c’est lui qui est l’ennemi de l’unité de la Guinée. Nous devons éviter de tomber dans son piège. Alpha n’a pas d’autres arguments que la tribalisation du débat. Sans arguments, sans projet et sans vision, il veut seulement se maintenir au pouvoir. C’est gênant et ce n’est pas décent pour un président de la République d’utiliser l’arme de l’ethnie pour conquérir et pour se maintenir au pouvoir. Refusons de tomber dans ce piège. Restons unis et menons ce combat pour le triomphe de la démocratie. »

En marge de cette mobilisation, des responsables du FNDC ont demandé aux gens de faire des provisions et résister au pouvoir. D’autres ont affirmé que s’ils ont emprisonnés ou tués à cause  de combat, les autres doivent continuer la lutte pour « libérer le peuple de Guinée ».