Cession du Port Autonome: Beaucoup de bruit pour rien par manque de communication

août 17, 2018 3:21
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Le manque de communication sur la cession du Port Autonome de Conakry a provoqué un tapage intempestif qui rappelle l’affaire Bolloré. Au moment où GETMA ne donnait pas entière satisfaction, des Guinéens s’étaient insurgés contre sa gestion, mais il a suffi que Bolloré fasse une toute petite erreur au Cameroun pour que des grands déballages soient faits sur son compte pour aiguiser les Guinéens contre son contrat du Terminal-Container avec l’Etat guinéen.

 S’il est vrai que les choses ont doublé de prix, il y a la garantie contre les vols et le temps de surestarie est plus acceptable, à cause à son agrandissement. Le port de Conakry, qui n’était qu’on port bananier est devenu un port moderne. On avait fait beaucoup de bruit pour rien, puisqu’on n’entend plus parler de cette affaire.

Et voilà que l’abcès est percé sur le bail du Port Autonome de Conakry pour 25 ans à une société turque. « Alpha a vendu le port aux Turcs. C’est un patrimoine national… ». C’est vrai qu’après une gestion calamiteuse depuis maintenant 7 ans, même quand il pose un acte salutaire, il est mal vu et décrié, par manque de communication.

Maintenant que Zagamor a expliqué en détail avec les garanties possibles de tout ce qui tourne autour de cette cession, même le médecin après les avanies populaires, la fumée s’est dégagée. Cependant, les Guinéens seront obligés de serrer la ceinture d’un cran parce que les choses vont devenir plus chères.

Ce qui rassure, c’est que les services de contrôle internationaux veillent au grain et ne tarderont pas de mettre les pieds dans le plat, au besoin. Même les syndicats ont mordu à la grappe pour se joindre à l’insurrection des travailleurs du port, et ils sont tous parfaitement dans leur rôle de défendre avec acharnement leur lieu de gagne-pain et les acquis de la Guinée, s’ils ne sont pas informés de ce qui tourne autour. Doivent-ils être brimés pour cela, sinon que le manque de communication ?

Ce qui par contre est à fustiger, le cas échéant, c’est que la signature de ce contrat de bail n’a pas passé par l’Assemblée Nationale, là où le drapeau guinéen est placé à l’envers. Dans de telle situation, elle n’a aucune injonction à faire à l’exécutif, qui l’a court-circuitée.

Enfin, fini le lieu de «gabé-gabé», il n’y a plus «d’affairé-affaire» au port, plus de détournements des chargeurs et des autres secteurs que l’administration ne maîtrisait pas. Il était clair que l’Etat perdait de l’argent dans la gestion du port. Mais le bénéfice de cette cession risque d’aller dans les poches trouées, et cela ne contribuerait qu’à appauvrir le Guinéens, jusqu’à preuve du contraire.

Voilà que la cellule de communication du Ministère des transports, si elle existe toujours, elle a manqué à sa vocation première…