Cession du port conventionnel de Conakry: une bulle nébuleuse à dissiper

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Le port conventionnel perdrait de l’argent en fonctionnant à vide, ses installations vieillissantes n’arrivent à être maintenues en état ou à être rénovées.

Dans l’urgence, l’Etat en banque route n’a pas d’argent pour la modernisation, les tralalas d’un appel d’offre sont longs et fastidieux, il faut faire vite et passer le marché à l’ami d’un ami, comme le cas avec Bolloré, quitte à s’assurer le conseil et le suivi d’un autre ami, la BAD. D’autres organismes internationaux n’ont pas été consultés pour d’autres conseils et arbitrages. Comme ils n’ont pas pipé, les Guinéens ont gobé ce qui a été dit.

Cependant, après la sortie du ministre Aboubacar Sylla, une nébuleuse est restée dans certains esprits, qui peut être source de litige dans les années à venir. Dans cette convention, il est dit que La cession rapporterait à la Guinée 330 millions en 25 ans, soit 13 millions par mois, qui devront aller crescendo jusqu’à 21 millions par mois, quand le port aura toutes les infrastructures modernes pour fonctionner à plein régime.

C’est là que le bât blesse, puisque rien n’est précis sur la date à laquelle les 21 millions par mois vont commencer à tomber dans les caisses de l’Etat. Dans cinq, dix, quinze ou 20 ans ?

Quel est l’organisme de contrôle et de suivi des performances du côté guinéen pour constater qu’à telles ou telles dates, les redevances doivent bouger de 13, à 15 et 21 millions? Et en cas de super-performances, ces 21 millions peuvent aller à la hausse, ou est-ce le plafond ?