Champions League : Bayern-Real Madrid, une rencontre à issue incertaine

avril 25, 2018 1:20
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Mieux vaut tard que jamais, Henri Michel, un homme solide de corpulence s’en est allé. A un moment donné, quand la Guinée  cherchait un coach de haut niveau, qui a l’expérience de la CAN et de la Coupe du monde, il nous était venu à l’idée d’émettre le nom de Henry Michel, mais on s’était ravisé. Il y a trop à dire sur lui, notamment cette histoire qui a perdu définitivement Pagal, le Camerounais… En 1994, il aurait été le premier à conduire une équipe africaine en demi-finale face à l’Angleterre, n’eût été la patte de David Plate…

Revenons sur cette première demi-finale entre  Liverpool et l’AS Roma, qui a failli tourné au vinaigre. La sortie de Mohamed Salah, tous les coaches du monde auraient fait le même choix que Jurgen Klopp de le reposer une vingtaine de minutes de plus pour le préserver en vue du match retour, qui ne sera pas une partie de plaisir. Seulement, sa sortie a fait perdre le rythme à Liverpool pour doper les joueurs de la Roma. Le score de 5-2 pourrait donner des idées aux Italiens, ils ont eu à le démontrer face au Barça, chez eux. Seulement, la ligne d’attaque de Liverpool a cette facilité de transperce les défenses adverses pour faire croire que marquer des buts est facile, et comme disent les enfants du quartier : « Salah a des buts à offrir à ses camarades devant n’importe quelle défense adversaire, sa maman était vendeuse de buts devant les pyramides ».

 A ce même sujet, on se demande ce que Naby Kéita viendra faire dans Liverpool. Il est ailier droit, et Salah occupe ce côté avec beaucoup de réussite, à moins que Klopp ne convertisse Salah en 10, comme Messi…

L’AS Roma peut remercier Jurgen Klopp de l‘avoir sorti pour ne pas être trop humiliée de l’avoir vendu à Liverpool. Quant à remonter les 3 buts tout en muselant ce trio bazooka qu’est Salah-Sadio-Firmino, c’est une autre paire de manches. Tout semble possible avec cette Roma mais rien n’est  impossible pour ce Liverpool.  Au match retour, le premier but de Liverpool cadenassera la rencontre, le premier de la Roma va ouvrir les débats…

 Quant à la rencontre de ce soir, à Munich, il y a de l’inconnu dans l’air. Le Bayern a perdu l’âme de son football, mais il vient de retrouver des couleurs avec Jupp Heynckes, qui a vu comment le Real a souffert avec la Juventus. Si la forme de Bale et de Benzema est en question, il faut en dire autant de celle de Müller et de Levandowski, un nombre de blessés pas totalement rétablis chez les Bavarois rend incertaine l’issue de ce match. D’ailleurs, même quand l’effectif était au grand complet, le Real a depuis quelques saisons su se tirer d’affaire avec ce Bayern, mais avec la leçon donnée par la Juve, il se pourrait que Jupp Heynckes utilise le même système pour museler  la BBC ou la nouvelle version proposée par Zinedine Zidane. S’il y a un léger avantage à voir dans cette rencontre, c’est vers le Bayern qu’il faudrait voir. Sa rencontre avec  Séville n’a pas été d’autant d’intensité que celle que le Real a eue avec la Juve. Cette rencontre au sommet indécise, sera musclée, agréable à voir. Une bataille des Titans à l’issue de laquelle Liverpool attendra le vainqueur à bout de souffle sur jambes de coton de pied ferme. Mais attention ! attention !, le football est un biscuit, disait Aly Sylla Tostao…