Champion’s League : le Real a tremblé jusqu’au bout, le Bayern a espéré jusqu’à la fin

mai 2, 2018 12:58
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Même que l’arbitre a fait jouer une minute de plus que les 5 du temps additionnel indiqué, que se serait passé si le Bayern avait mis un but pendant cette minute ?

Le Real a tremblé jusqu’au bout à Madrid. C’est un Karim Benzema quelconque, pas étincelant, qui a sauvé la mise. A l’image de tous les cadres qui ont fait vibrer la « Maison Blanche », tous cuits, même les revenants de blessure comme Benzema et Bale. Ronaldo est aussi lessivé, émacié et anémié comme tous les autres, oui, mais lui plus qu’eux. Son compteur but s’est bloqué lors des deux dernières rencontres face au Bayern,. Si Yupp Heynckes a trouvé l’antidote-Ronaldo aussi facilement, il faut dire que le meilleur buteur de la Champion’s League est au bout du rouleau. On peut se demander pourquoi Zidane ne l’a pas remplacé, sa présence était une figuration pour peser sur le jeu madrilène. On dirait que Benzema a peur de s’assumer et de se prendre en charge, il préfère faire la passe à Ronaldo que de tenter sa chance dans maintes occasions évidentes; Marcello aussi et les autres ne cherchent que lui alors qu’ils pouvaient jouer directement au but.

C’est maintenant que Zidane commencera à perdre le sommeil, il n’attend pas de pied ferme le futur finaliste, mais il l’attend avec appréhension et doute, sur jambes de coton. Si le ramage de ses joueurs ne vaut que leur plumage, pour Liverpool ou la Roma, le Real sera une proie et pas un prédateur, à moins que leur duel soit aussi décimant que cette bataille épique entre Real et Bayern. Attendons de voir ce que cette victoire à la Pyrrhus va apporter au Real.

Quant au Bayern, il a encore perdu une occasion de gagner. Quand le signe indien plane au-dessus ou poursuit, du staff technique au masseur, tout le onde fait des gaffes. Yupp Heynckes ne sait pas faire autrement sans Müller et Lewandowski, Himmel croyait toujours qu’il a dans les but Manuel Neuiller pour jouer à tu et à toi, on ne sait même pas ce que Ulrich, le gardien remplaçant, avait voulu faire, une gaffe ou un couac, une sottise ou un gag, une fantaisie ou une plaisanterie, pour offrir le deuxième but sur un plateau d’or à Benzema.

Tous les footballeurs doivent prendre exemple pour comprendre que découragement et moral au talon ne sont plus dans le caractère d’une équipe de grande compétition. Les Allemands ont ce moral d’acier depuis toujours ; le Real vient de l’acquérir, de façon régulière ces derniers temps. Par la force des choses et à leur détriment, ils vont l’aiguiser dans le futur. Real et Bayern à la recomposition. Place à d’autres clubs qui montent !

Il y avait spectacle.