Chantiers de Kérouané : le ministre des TP prévient les entreprises adjudicataires

décembre 10, 2018 7:42

A la faveur de la visite qu’il a effectuée ce lundi 10 décembre à Kérouané, le président Alpha Condé a procédé au lancement officiel des travaux de bitumage la voirie urbaine et  de construction du pont sur le Milo, a-t-on constaté sur place.

Si le bitumage de la voirie urbaine est financé par le budget national de développement (BND) et exécuté par Guiter dans les 12 mois qui suivent, le projet de construction du pont sur le Milo est, quant à lui, conjointement financé par le gouvernement guinéen via le BND, l’OFID, la BADEA. Les travaux seront réalisés durant les 18 prochains mois par la SINTRAM (Société Internationale De Travaux Maroc), une entreprise marocaine.

Sur les contours desdits projets, le ministre des Tavaux Publics, Moustapha Naïté a déclaré ceci à Guinéenews : « il y a trois principaux chantiers à réaliser à Kérouané. Le premier, c’est la construction du pont sur le fleuve Milo qui relie Kérouané à la sous-préfecture de Banankoro en allant à Kissidougou. Tout le monde sait que depuis la nuit des temps, c’est le bac qui est utilisé par les usagers pour pouvoir traverser ce fleuve. C’est un projet qui sera réalisé grâce aux financements du BND, de l’OFID, un fonds arabe et de la BADEA.

Le deuxième chantier concerne la voirie urbaine de Kérouané et s’étend de 5 à 8km. Il va y avoir les travaux des 5 premiers kilomètres ensuite, les trois autres.

En outre, nous allons également lancer  la construction de la route Kankan-Kérouané. Pour ce faire, nous allons d’abord réaliser les 32 premiers kilomètres qui vont jusqu’à Sana pour ensuite pouvoir amorcer les 145km qui iront jusqu’à Kérouané. S’agissant du pont de Djassa, nous allons le reconstruire à partir du mois de février prochain grâce à un financement de la banque privée d’investissement de la France. Les travaux seront engagés aussitôt qu’on aura fini avec les études topographiques, latéritiques et celles de la géotechnique.

Tous ces travaux  montrent suffisamment que la ville de Kérouané est très importante pour le chef de l’Etat.»

Sur la garantie de la qualité des travaux qui vont être effectués sur place, le ministre des TP se veut rassurant: «on ne laissera passer aucun travail bâclé parce que le bitume coûte extrêmement cher. Quant aux ponts qui vont être réalisés, ils coûtent extrêmement cher aux bailleurs de fonds et à l’Etat. Donc, un bureau de contrôle d’expertise internationale et un bureau de contrôle local, vont se mettre ensemble pour pouvoir superviser l’exécution et la qualité du travail sur lequel on n’aura pas à y revenir chaque année. Au nom du président de la République et de l’ensemble de son gouvernement, nous pouvons promettre à la population de Kérouané que les travaux qui ont démarré, ne vont pas s’arrêter.»

Pour sa part, Samir  Lasgar, qui représente l’entreprise SINTRAM, a dans son allocution, parlé des aspects techniques de la construction du pont sur Milo. «Le projet consiste à réaliser un pont en poutre à deux voies de 4 travers indépendantes de 20m de portée chacune. C’est un pont dont la longueur est de 85m sur une largeur d’environ 10m. Le projet prévoit également la mise en place de deux voies d’accès goudronnées de près de 1 km 200m de longueur totale de part et d’autre du pont », a expliqué Samir Lasgar.

Poursuivant, il a rassuré le président Alpha Condé que son entreprise déploie actuellement tous les moyens nécessaires pour réaliser le projet dans le délai imparti et n’a pas manqué de magnifier l’engagement  des autorités locales pour la promotion de l’emploi local.

Par ailleurs, il faut souligner qu’avec la pose de la première pierre de ce pont par le président Alpha Condé, c’est un vieux rêve des Kérouanékas qui est en train de prendre forme et que s’il est achevé, va grandement désenclaver et soulager les usagers et les populations riveraines du fleuve, qu’elles soient de la sous-préfecture de Banankoro et ou de Soromaya.