Cherté de la vie : ANIES, la dernière trouvaille du gouvernement pour soulager le panier de la ménagère

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« On constate que la croissance économique ne se reflète pas tout à fait sur le panier de la ménagère »

Ces dernières années, la Guinée a connu des taux de croissance économique élevés. Cette situation devrait favoriser la réduction de la pauvreté dans le pays. Malheureusement, sur le terrain, ce n’est pas le cas. Beaucoup de Guinéens l’avaient constaté. Et le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadi Camara, vient de faire le même constat.

« Comme vous le savez, durant ces dernières années, la Guinée a connu des taux de croissance du PIB (produit intérieur brut) enviables, parce que notre pays se situe dans le peloton en tête en matière de croissance économique. Cependant, cette embellie ne se reflète pas tout à fait  dans ce qu’on appelle couramment le panier la ménagère. On ne voit pas encore un impact immédiat sur la réduction de la pauvreté », a reconnu le ministre de l’Economie et des Finances, ce jeudi 3 octobre 2019, en marge de la signature du contrat entre le gouvernement guinéen et la société de biométrie IDEMIA à travers l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

A en croire le ministre de l’Economie et des Finances, la répercussion du taux de croissance économique sur la réduction de la pauvreté ne se fait pas de façon immédiate. D’où la nécessité de la mise en place de cette structure qui va permettre aux plus démunis de bénéficier des prestations sous forme de transferts monétaires, des travaux de haute intensité de main d’œuvre et d’accompagnement communautaire.

La phase expérimentale va démarrer ce mois-ci pour une durée de six mois et devra concerner 400 mille personnes, indique le gouvernement guinéen. Ils seront 40% de citoyens démunis qui devront bénéficier de ces services d’octobre 2019 à décembre 2020, soit environ six millions de personnes.

Selon les termes du contrat, l’entreprise IDEMIA devra enrôler un citoyen démuni au prix de 2,6 dollars américains contre 4 et 11 dollars américains le prix d’un enrôlement biométrique, selon la Banque mondiale.

« Les garanties d’interopérabilité et de réversibilité ont été imposées, ce qui met la Guinée à l’abri de toute forme de dépendance technologique pour ce qui concerne la base de données biométriques de l’ANIES », a rassuré Ansoumane Camara, conseiller spécial du Premier ministre.