Cherté de la vie : les prix des appels téléphoniques vont bientôt grimper !

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La prophétie de jours difficiles pour les Guinéens du premier ministre Kassory Fofana commence à se réaliser. Outre, l’ascenseur qu’ont pris les prix des denrées de première nécessité en ces temps « ramadanesques », c’est le ministre des télécommunications Said Koulibaly qui vient de signer un arrêté pour instaurer une nouvelle taxe sur chaque appel sur le même réseau. Jusqu’à date si les appels sortants (interconnexions) étaient taxés à 30 francs la minute, les appels on-net ne connaissaient pas une taxe particulière.

A chaque épidémie, suffit sa taxe !

Dorénavant, chaque minute d’appel on-net, en plus de tout ce que cela coûtait, sera majoré de 20 francs guinéens. Si l’on sait qu’en 2020, le total de trafic voix écoulé sur les différents réseaux de téléphonie mobile en Guinée est 13,8 milliards de minutes, selon le rapport annuel de l’ARPT,  l’Etat pourrait engranger 276 milliards de francs avec cette nouvelle taxe.

Cette nouvelle pilule vient s’ajouter à la taxe sur les appels téléphonique (Tartel) facturée à 1 franc par seconde, qui avait été instaurée sous Ebola en 2015,  et qui a apporté à l’Etat guinéen en 2020 plus de 828 milliards de francs guinéens.

La supercherie !

Et pour éviter que les députés de l’assemblée nationale ne s’opposent à cette nouvelle taxe qui va appauvrir davantage les consommateurs guinéens, le ministre des télécommunications a eu la brillante idée d’appeler sa nouvelle taxe «  redevance », dont la signature et l’entrée en vigueur ne requièrent pas l’avis des gênants députés. Sauf que la redevance ministérielle dans son article 2 vient modifier une taxe adoptée par voie législative. Au grand dam de l’orthodoxie des ordonnancements juridiques et surtout du porte-monnaie des Guinéens.