Chine resserre les mailles du réseau de lutte contre l’épidémie pour la santé de tous

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La prévention au niveau local constitue la base de la prévention et du contrôle de l’épidémie. Les employés travaillant pour les quartiers ruraux et urbains sont ainsi mobilisés.. Ils vont chez les résidents pour donner des instructions précises et éviter strictement la propagation du virus.

À Beijing, beaucoup de médecins du quartier se sont vu confier une nouvelle mission : appeler les personnes qui sont arrivées de Wuhan afin de vérifier l’état de leur santé et de donner des instructions.  « Quand je n’arrive pas à les joindre, je contacte le bureau de la rue ou le commissariat pour trouver un nouveau moyen pour les contacter. » A dit Zhao Menghan, médecin du quartier Jinsong de l’arrondissement Chaoyang de Beijing. À l’heure actuelle, le centre de services médicaux Jinsong a pris contact avec 270 personnes qui sont arrivées à Beijing de Wuhan pour leur donner des instructions de santé. Selon Li Yongjin, directeur du centre, pour éviter la propagation de l’épidémie, le quartier Jinsong effectue rigoureusement le test préliminaire et le dépistage. Le premier médecin à recevoir le patient doit être tenu responsable durant tout le parcours de soins. Des mesures strictes de quarantaine sont prises pour les cas suspects et les cas confirmés. Ils ont également renforcé la surveillance et ont normalisé le processus d’accueil.

La ville de Changsha dans le Hunan a créé spécialement des « gestionnaires » du quartier. « L’accent est mis sur le dépistage. Ce qui importe, c’est le contrôle. » A dit Xiang Hongbing, secrétaire du parti communiste du quartier Yihai, rue Muyun de l’arrondissement Tianxin de Changsha. « Les fonctionnaires du quartier sont tous à leur poste. Gardiens du quartier, concierges du bâtiment et bénévoles, tout le monde est mobilisés. Le dépistage montrent que 36 familles de quartier doivent se mettre en quarantaine à domicile. Tous les objets de nécessité quotidienne seront achetés et livrés chez eux. »

Le 20 janvier, Xiao Xiangxiu, habitant du quartier Yihai est allée à Wuhan pour visiter sa famille. Elle est rentrée chez elle dans la ville de Changchun le 22 janvier. Après avoir vu les informations diffusées dans le quartier, elle a, de sa propre initiative, informé le qurtier de son itinéraire dès le lendemain. « Nous sortirons plus de chez nous maintenant. Heureusement, il ne nous manque rien. On est très bie pris en charge. » Dans une interview par vidéo, Xiao Xiangxiu, très optimiste, a dit : « Je suis chargé de communication en ligne là, pour démentir des informations mensongères sur les réseaux sociaux. »

Face à l’épidémie, la demande de masques augmente exponentiellement, d’où la présence massive de masques usés et jetés. Comment éviter la pollution causée par les masques ? À 10 heures du 31 janvier, devant l’entrée de sa résidence à l’arrondissement Erqi de la ville de Zhengzhou, une résidente a enlevé son masque, l’a enveloppé dans un sac plastique, l’a jeté dans une poubelle en couleur jaune. Des caractères écrits en gros sur la poubelle indiquent que’elle est utilisée spécialement pour des masques usés. Un agent du tri des déchets a ensuite pulvérisé la poubelle pour désinfecter. Une heure plus tard, une camionnette est arrivée avec deux personnes portant l’uniforme de protection en bleu et un masque.

« Ils collectent des masques usés. Pour éviter l’infection croisée, un responsable est désigné pour couvrir l’ensemble du quartier. Il n’y aura pas de rotation d’équipe. » A dit Lv Chunlin, responsable du bureau de tri des déchets de l’arrondissement Erqi. Dans son arrondissement sont installés 758 points de collecte de masques usés. Depuis le 28 janvier, 3288 masques usés ont été collectés et 10866 récipients de tri des déchets désinfectés.

Depuis le 27 janvier, la ville de Zhengzhou a installé des récipients de déchets dédiés spécifiquement à la collecte de masques usés. Les masques usés sont collectés et transportés par des véhicules utilisés à cette fin uniquement. Ils ne sont pas mélangés, ni compressés avec d’autres déchets aux stations de transit de déchets. Triés correctement, ces masques sont transportés aux usines d’incinération pour une incinération sécurisée.

« Le traitement des déchets médicaux est la dernière ligne de défense en matière de prévention de l’épidémie. Il faut collecter et traiter les déchets dans le respect des normes.» Chen Lin, commissaire de la civilisation écologique est allée au bureau de santé du village Zhangdai, situé dans l’arrondissement Jiangyan de la ville de Taizhou dans le Jiangsu pour promouvoir le traitement des déchets médicaux. A son côté, Shi Aiping, commissaire de la protection de l’environnement du village.

Beaucoup de gens rentrent chez eux à la campagne durant le Nouvel an chinois. De nombreux villages lointains et reculés sont devenus le maillot faible en matière de prévention et de contrôle de l’épidémie. L’arrondissement Jiangyan, Taizhou a été le premier à désigner le commissaire de la civilisation écologique et le commissaire de la protection de l’environnement au niveau du village et cela en 2017.

Confronté aujourdh’hui à l’épreuve rude de l’épidémie, cet arrondissement s’appuie sur « les deux commissaires » , présents fréquemment dans les zones rurales et urbaines et connaisseurs de la démographie de l’arrondissement, pour mobiliser plus de 500 « commissaires » qui participent activement à la prévention et au contrôle de l’épidémie. Ces derniers jours, « les deux commissaires » viennent régulièrement aux bureaux de santé villageois pour inspecter le traitement des déchets médicaux dans la crainte qu’ils ne polluent l’environnement.