Chronogramme des législatives : Ce qu’en pense Cellou Dalein

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Ce samedi 21 septembre, lors de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo a abordé lors la question liée au chronogramme des législatives annoncé récemment par le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Pour Cellou Dalein, ce chronogramme ne vise qu’un seul objectif : «  c’est de bâcler les élections pour donner à Alpha Condé la majorité qualifiée et pour le dispenser de l’organisation d’un referendum pour faire adopter la nouvelle constitution à l’Assemblée Nationale ». Pour lui, « c’est l’hypothèse la plus plausible. Alpha n’a qu’un seul objectif, c’est le troisième mandat ».

Poursuivant, le chef de file de l’opposition a indiqué que le chronogramme fixé par le président de la CENI n’est pas réaliste.  « Vous-vous interrogez certainement pourquoi il y a eu cette précipitation pour les législatives avec un chronogramme taillé sur mesure pour bâcler ces élections alors que les commissaires de la CENI, toute sensibilité confondue, avaient estimé qu’il faut 235 jours à partir de la mise à disposition des moyens, pour organiser ces élections. Aujourd’hui, on veut organiser les élections en 100 jours, ce qui n’est pas possible.  Le chronogramme donné par le président de la CENI n’est pas réaliste, il n’est pas faisable. C’est comme si moi je vous dis que je vais vous déposer à Labé en 2 h, vous allez monter dans ce bus ? » « Non ! », ont scandé les militants.

Plus loin, l’ancien premier ministre a expliqué les raisons qui pousseraient selon lui, le président Alpha Condé de vouloir se maintenir au pouvoir. « Il n’est un secret pour personne que M. Alpha condé et son clan ne veulent pas lâcher le pouvoir, ils ne veulent pas respecter leur serment. Il ne veut pas respecter la constitution sur laquelle il a juré par deux fois. Il ambitionne de diriger la Guinée parce qu’il y a un intérêt de gros sou. Les mines génèrent  beaucoup d’argent ; en termes d’exportation, nous sommes à 60 millions de tonnes contre 15 millions seulement en 2015. Une bonne partie de cet argent est détournée par un clan, c’est pourquoi ils ne veulent pas renoncer à cette gabegie et c’est pourquoi nous devons être mobilisés pour imposer le respect de la constitution et des lois de la République », a lancé en substance le président de l’UFDG.