Chute du prix du kilo d’hévéa à la SOGUIPAH : grosse désillusion chez les planteurs locaux

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Deux mille cinq cent quatre (2504) francs guinéens, c’est le nouveau prix d’achat du kilo d’hévéa pour le mois d’avril. Alors qu’il n’y a pas longtemps il était à 3700 fg et ce, durant des mois. Cette nouvelle tarification qui vient d’être rendue publique par la direction générale de la Soguipah (Société Guinéenne de Palmiers à Huile et de d’Hévéas) est très mal accueillie par les producteurs locaux de Diécké et de Bignamou.

Cette chute du prix de près de 1200 gf est perçue comme un coup d’assommoir pour les producteurs des plantations familiales qui sont tous désespérés aujourd’hui. Alors qu’ils s’attendaient à nette amélioration de leurs conditions de vie à travers une revalorisation des prix avec l’arrivée de la nouvelle équipe à la tête de la SOGUIPAH.

Pour le Vice-président de l’union des planteurs de Diécké, John Joël ce nouveau prix est loin de refléter la réalité vécue dans les pays voisins comme le Liberia ou la Côte d’Ivoire où les prix sont à la hausse. En outre, John Joël se plaint du fait que les producteurs n’eussent pas été associés aux discussions sur la fixation du prix.

« Ce prix ne nous convient pas. Au Liberia et en Côte d’Ivoire, les planteurs ont vu leur prix partir à la hausse contrairement à la Guinée. Pire, ce mois-ci, les planteurs n’ont pas été associés aux discussions portant sur le nouveau prix. Malheureusement pour nous les planteurs, le nouveau prix annoncé par la Direction de la SOGUIPAH est une véritable catastrophe », a-t-il dénoncé.

Dans le même sillage, un des gros planteurs de la place affirme, sous le sceau de l’anonymat, ne pas comprendre cette attitude de la direction de SOGUIPAH qui, au lieu de revaloriser les prix, les a diminués et sans aucune explication.

Il faut par ailleurs souligner que toutes nos tentatives de joindre la Direction générale de la SOGUIPAH et plus singulièrement le nouveau directeur de la plantation familiale (PF) ainsi que du directeur de gestion, sont restées vaines jusqu’au moment où nous mettons en ligne cette dépêche.