Circulation routière à Conakry: à quand la fin des  dos d’âne sauvages?

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En dépit des travaux de réhabilitation et de bitumage de la voirie urbaine afin d’apporter du confort aux usagers, la circulation dans certains quartiers et secteurs de Conakry, relève d’un parcours du combattant. En raison des présences anarchiques des dos d’âne ou ralentisseurs mis en place par certains citoyens au mépris des normes requises.

Toutes les communes de la capitale sont en proie à cet  état de fait. Des citoyens, sans aucune expertise et sans aucune autorisation préalable, se permettent de construire des dos d’âne devant leurs domiciles. Ces citoyens invoquent des cas d’accidents et de l’excès de vitesse des automobilistes et motocyclistes pour justifier la mise en place de ces ralentisseurs.

Il est fréquent que les conducteurs, pour éviter les embouteillages au niveau des principales artères, empruntent les ruelles dans les différents quartiers pour gagner plus de temps. Mais c’est sans  songer à la présence des dos d’âne qui ont parfois plus de conséquences que les embouteillages, surtout pour les petites voitures. Au lieu donc de gagner du temps, ils en perdent en réalité à cause de la hauteur et de la fréquence des dos d’âne. Dans certains quartiers, ils sont disposés, les uns des autres, à seulement quelques mètres d’intervalles.

A Koloma, un homme de la cinquantaine se réjouit, lui, de la présence des ralentisseurs. «Vous ne voyez pas comment les gens roulent sur cette descente ? On n’est obligé de faire des dos d’âne pour éviter que les véhicules ne tuent nos enfants banalement », a-t-il affirmé.

Lors d’une sortie récente, le ministre en charge des Travaux Publics, a dénoncé la construction fantaisiste de ces dos d’âne. Il a promis d’appliquer très prochainement la loi sur la protection du patrimoine routier. «Les gens sont habitués à se lever un beau matin et décident de faire des dos d’âne devant chez eux ou encore ils creusent la route parce qu’ils veulent faire passer un tuyau, c’est inacceptable. Notre brigade va se mettre au travail une fois qu’on finira avec la sensibilisation. Parce que ça ne sert à rien d’investir dans des routes et que des gens continuent à les détruire.»

Poursuivant, le ministre Moustapha Naïté a précisé ceci : «il fallait d’abord dans un premier temps, faire en sorte que les populations bénéficient d’une infrastructure digne de nom. Ensuite, procéder à des sensibilisations pour qu’elles comprennent qu’il existe une loi sur la protection du patrimoine routier. Après ces deux étapes, on procède à la répression. Nous allons appliquer la loi dans toute sa rigueur et à ce stade, les gens auront déjà été sensibilisés et  informés.»