Circulation routière : l’axe Kindia-Mamou fortement paralysé ce samedi

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La circulation sur la route nationale N°1 Kindia-Mamou est restée complètement paralysée durant toute la journée de ce samedi. Tout le long de cet axe, on y trouve des centaines de véhicules immobilisés et les usagers, quant à eux, se demandent sur les raisons de ce blocus. Certains parmi eux, affirment avoir passé déjà plusieurs heures sur place.

«Nous sommes-là depuis plus de 6 heures. Nous ignorons complétement les raisons de cette situation. Nous avons seulement vu les forces de l’ordre érigé un barrage à Sègueya. Nous n’en savons absolument rien. Vraiment nous avons trop souffert. Nous demandons au chef de l’Etat de contrôler ce genre de situation. Je suis chauffeur mais sincèrement nous souffrons », se plaint Alsény Barry, conducteur de camion.

En off, une autorité militaire nous a expliqué les raisons de l’existence spontanée de ce barrage dans le district de Sègueya depuis hier vendredi. Selon ce responsable qui a préféré garder l’anonymat, ce blocus vise à normaliser la situation de toutes les personnes qui sortent de Conakry pour l’intérieur du pays. ‘’Récemment, il a été dit clairement par l’Agence Nationale Sécurité Sanitaire que de nombreuses personnes atteintes du nouveau Coronavirus refusent de se mettre à la disposition des autorités sanitaires au risque d’être démasquées. C’est donc dans le but de mettre main sur ces personnes qui sont dans la nature qu’une équipe mixte composée de gendarmes, de policiers et de militaires a érigé ce barrage pour procéder systématiquement au recensement de tous les chauffeurs et passagers qui quittent Conakry pour l’intérieur du pays et le but est de remonter toutes les coordonnées au niveau national pour un contrôle au niveau de l’ANSS’’, a-t-il confié.

Sur ce blocus, si certains affirment clairement qu’ils ignorent les raisons de la mise en place de ce barrage, d’autres par contre, pensent comme l’indique cette autorité militaire, vise à intercepter d’éventuels cas positifs ayant refusé de se présenter à l’ANSS. C’est le cas d’Ibrahima Kalil Touré, un syndicaliste qu’on a rencontré sur place.

Par ailleurs, faut-il souligner qu’au moment nous quittions les lieux tard ce soir, la circulation était en train de se débloquer progressivement.