Circulation routière : Liaison coupée entre Koloma-cité et la T2

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Bretelle reliant Koloma Cité à la T2

C’est encore arrivé ! La circulation littéralement coupée depuis hier matin, entre Koloma-cité et la T2 (transversale numéro 2), au point de jonction de ces deux routes. En dehors des véhicules légers et des motocyclettes, aucun autre engin roulant ne peut passer. Il ne reste que deux dalles encore intactes à une extrémité de la traversée habituelle. Juste l’espace qu’il faut pour contenir à peine une voiture dans le sens T2-Koloma. Et quand les conducteurs s’y engagent, c’est avec une appréhension non feinte et très perceptible.

Dans le sens opposé, la situation est pire. Les usagers font face au caniveau béant devant lequel il faut s’abstenir d’être distrait ou de manquer de freins. Pour passer, il faut donc nécessairement emprunter le même et unique petit passage situé à gauche. D’où la grande lenteur du débit de circulation que l’état dégradé de la chaussée à cet endroit, accentue.

Le taux de fréquentation de cette bretelle est assez important pour comprendre les difficultés que rencontrent les usagers résidants de la zone. Ils n’ont d’autre choix que de tenter d’emprunter ce passage à risque où ils sont assurés de perdre énormément de temps.  A défaut, pour joindre n’importe quel point de la capitale, il leur faut faire un détour de plusieurs kilomètres, avec toutes les conséquences que cela implique.

Ce point critique n’est pas à sa première manifestation. Depuis deux ans déjà, cette situation de rupture de la circulation a été évoquée à trois reprises par votre quotidien électronique guineenews. Jusqu’à maintenant, les services publics concernés, à savoir les TP, n’ont pas encore réagi pour effectuer le travail en profondeur attendu pouvant mettre fin à ces interruptions cycliques de circulation.

Ce sont des citoyens anonymes qui ont toujours agi par altruisme pour réparer les dommages survenus. Pour cette fois encore, il en a été de même. Nous apprenons que la même personne que les autres fois, a décidé de s’investir dans la réparation.  Ainsi, selon des riverains trouvés sur les lieux, les traverses métalliques qui s’ajoutaient aux dalles cassées auraient été transportées chez un ferronnier pour assemblage et soudure.  Le reste suivra comme les autres fois, nous dit-on.

C’est donc encore le privé qui va intervenir pour réparer cette traversée densément fréquentée par des véhicules de tout tonnage. Certes qu’il s’agit là d’une intervention pleine de bonne volonté, librement consentie par un citoyen au sens civique élevé mais, admettons néanmoins que cela reste une action informelle menée par une main inexperte.

Nous avions déjà dit auparavant que pour réparer cette traversée, de manière satisfaisante pour ne pas dire définitive, la seule bonne intention ne suffira guère. Les services publics, spécialisés en la matière et disposant de moyens adéquats et suffisants, doivent s’impliquer. Leur intervention est essentielle.

Pour le commissariat spécial de la sécurité routière de Bambéto, dont c’est la zone de contrôle, cette réparation tant espérée sera la fin d’une hantise. En effet, il est confronté à deux problèmes à ce niveau. Toutes les fois que ce passage est compromis, on note une forte saturation de la circulation, les véhicules devant le franchir au compte-goutte pour rejoindre Koloma ou en venir. Cela vient accentuer les embouteillages monstres observables certains jours sur la T2, qui s’étendent quelques fois de l’aéroport-Gbessia à Kipé-centre émetteur. Une situation qui  perturbe la planification quotidienne des agents régulateurs. En effet, manquant déjà d’effectifs, le commissariat désigne sur les lieux un personnel dont la présence, au même moment, était requise ailleurs.

Egalement, des accidents sont constatés en cet endroit lorsque, dès la nuit tombée, des automobilistes et motocyclistes non avertis du danger, tombent dans le piège du caniveau, non couvert.

Gageons que cette fois-ci, la présente alerte ou interpellation fera effet pour amener les autorités concernées à rétablir et pérenniser une circulation routière indispensable pour la vie de tous les jours, dans ces quartiers de la capitale.