Circulation routière – Quand la mort survient sans cause apparente à bord d’un véhicule

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De temps à autre, on évoque des décès qui surviennent à bord de véhicules en stationnement ou en roulage. Ces évènements frappent toujours l’imagination par leur caractère insolite. La superstition s’en mêle et conduit bien souvent à toutes sortes d’interprétations et de supputations.

Votre quotidien électronique Guinéenews© a rapporté un cas, survenu à Mamou. C’était, il y a plus d’un an. Le correspondant régional avait annoncé la mort fortuite d’un occupant de véhicule immobilisé à Tyalèrè, au PK 07 du centre-ville (point de jonction des routes menant à Dabola et Dalaba). Il faisait assez froid à l’époque. La victime, pour se réchauffer, s’était enfermée dans la cabine de son camion avec un fourneau à charbon de bois. Il avait péri.

Dans la même période, c’est de Labé que nous est parvenue une autre nouvelle dans le même registre. Là, c’est une jeune dame en mission qui avait passé la nuit dans une maison avec un groupe électrogène allumé. Le courant électrique n’était pas aussi régulier qu’il l’est maintenant. On l’a trouvée morte, le lendemain matin.

Pour ces deux cas, la causalité est la même. Il s’agissait d’intoxication par le monoxyde de carbone (CO) qui est défini comme étant ‘un gaz très toxique, résultant d’une combustion incomplète de produits carbonés.’ C’est ce gaz que rejettent les moteurs des véhicules, les groupes électrogènes et le charbon de bois allumé. On en meurt par asphyxie.

Cela survient toujours quand des personnes s’enferment avec l’un de ces éléments. Pour les cas qui surviennent à bord des véhicules, le phénomène s’observe le plus fréquemment pendant la saison des pluies, dans les embouteillages ou dans les garages, à domicile.

De façon plus explicite, quand on roule sous la pluie, vitres fermées, on est exposé, si l’échappement et/ou le plancher sont percés. En effet, le gaz mortel s’infiltre par les orifices et on l’inhale inévitablement. Le risque est identique, même en l’absence de pluie, quand on est pris dans un embouteillage, ou qu’on reste longtemps dans le véhicule, moteur allumé, portes de garage closes, au retour à la maison ou avant le départ, le matin. Dans les deux cas, le danger est toujours fonction du temps d’exposition.

Pour se prémunir contre tout risque d’inhalation de ce gaz toxique, les détenteurs de véhicule doivent, de temps à autre, faire un tour chez leur carrossier, surtout pendant l’hivernage, pour s’assurer que l’échappement ou le plancher ne sont pas percés et, le cas échéant, les faire souder systématiquement.