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    samedi, 17 avril 2021
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    Circulation routière : un camion à l’arrêt qui bouge tout seul, défonce un mur et tue son chauffeur

    C’est une tragédie aussi inattendue que spectaculaire qui s’est produite dans la nuit de mardi, aux environs de 22 heures 30. Nous sommes sur la RN1, précisément à Dogomet, une sous-préfecture de Dabola située à 45 km du chef-lieu et à 110 de Mamou.

    C’est notre confrère Alpha Boubacar Barry, chef des programmes de la radio rurale de Dogomet qui nous rapporte la nouvelle. Les images, quant à elles, sont de Thierno Mamoudou Baldé, gérant de cyber dans la localité.

    D’après les renseignements recueillis, cet accident a intéressé un camion de marque Renault. Seule l’immatriculation de la remorque est apparente : RC 5470L. Celle du tracteur n’est pas visible, en raison de la position du véhicule après l’accident. Le chauffeur, Souleymane Bah, d’une quarantaine d’années dit-on, serait natif de Lalya-Sintaly, préfecture de Pita. Il est l’unique victime mortelle de cet accident d’un genre assez rarissime.

    Ce jour fatidique, le chauffeur, en provenance de Siguiri, est arrivé au lieu-dit carrefour Kambaya, aux portes de Dogomet, à quelques 02 km du siège de la sous-préfecture. Il était 22h30, comme indiqué plus haut. Le camion était vide et roulait en direction de Conakry.

    Ce carrefour Kambaya dont il s’agit, est un vrai pôle d’attraction pour Dogomet et plus loin encore. C’est là que se tient, deux fois dans le mois, un des plus grands marchés, surtout de bétail, de la sous-région, selon M. Barry Alpha Boubacar. C’est dire si l’endroit est assidûment fréquenté.

    Il abrite l’essentiel des activités socio-économiques de la contrée. Les véhicules y font des arrêts fréquents et beaucoup de citoyens s’y retrouvent, pour faire des emplettes, se restaurer ou passer du bon temps à siroter un café. Parmi eux, l’on rencontre aussi des voyageurs en quête d’occasion pour des destinations diverses.

    C’est là que le camion s’est arrêté. Le chauffeur en a profité pour embarquer quelques sacs d’arachide pour des marchandes se rendant à Dounet, une sous-préfecture de Mamou située à plus de 50 km de là.

    C’est après cela que le chauffeur a voulu faire une pause. Il est allé se servir un café, pour se remettre d’aplomb, dans une échoppe se trouvant non loin de son véhicule. Pendant ce temps, personne n’était encore à bord. Un des apprentis était couché sous le camion, pour prendre lui aussi, du repos.

    C’est dans cet intervalle qu’à la surprise générale, le camion s’est mis à bouger tout seul, en suivant la pente qui existe à ce niveau. Aussitôt, le chauffeur a bondi pour le rattraper. L’élan du véhicule augmentait progressivement, sous l’effet de l’inertie et de la déclivité du terrain. Hélas, ses roues avant ont braqué à gauche, l’entraînant vers une maison servant de commerce, située juste en bordure de chaussée.

    C’est à ce moment que le chauffeur l’a rattrapé et a tenté d’atteindre la cabine. Juste, lorsque son camion escaladait littéralement les six marches d’escaliers menant au bâtiment. C’est sur ces entrefaites qu’il a été projeté au sol après s’être heurté à l’auvent de la terrasse que le camion a brisé dans sa ruée folle. Et l’instant d’après, c’est le comble qui se produit : une poutre arrachée du bâtiment tombe sur le malheureux chauffeur encore à terre dessus, le tuant du coup.

    Le camion s’est immobilisé, la ‘’tête première’’ dans la maison dont il a défoncé tout l’avant. Des dégâts matériels importants ont été enregistrés. Par contre, en termes de victimes corporelles, aucun blessé n’est à signaler.

    On se rappelle que le camion, aussitôt garé au carrefour, un apprenti s’était couché au-dessous, à même le sol, pour semble-t-il prendre du repos. Eh bien, il a survécu ! Par miracle, ont dit les témoins. Il ne dormait pas quand celui-ci a bougé. De l’avis général, il doit son salut au sang-froid dont il a fait preuve en ne faisant pas de gestes brusques, mais surtout au fait que le véhicule a roulé dans un premier temps, en ligne droite avant de s’orienter à gauche, ce qui lui a évité un écrasement sous les roues.

    Après la tragédie, le corps du chauffeur a été déposé au centre de santé de la sous-préfecture. La population s’est fortement mobilisée autour des autorités sous-préfectorales parmi lesquelles le sous-préfet, le maire, les corps de sécurité et la notabilité. L’ambiance était marquée par une profonde tristesse de tout ce monde, venu compatir à cet autre malheur que la route a encore généré.

    Le syndicat a ramené le corps du chauffeur, paradoxalement victime de son propre camion, jusque dans son village natal à Pita.

    Cet accident a fortement marqué les esprits, de par son caractère assez surprenant, il est vrai. Chacun y est allé de son commentaire, comme c’est toujours le cas en pareilles circonstances. S’il y a bien une ou plusieurs cause (s) qui l’explique, nous n’en aurons la quintessence qu’auprès de la compagnie sécurité routière de Faranah, dont dépend la zone de l’accident. C’est la seule institution de la gendarmerie, habilitée pour gérer ce type de dossier. Elle dresse le constat ou fait éventuellement une reconstitution avant de déterminer la ou les responsabilité(s). Nous y reviendrons.

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