Covid-19 – La Guinée obtient 148 millions de dollars du FMI.

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Le Conseil d’administration du FMI a approuvé la 70ème demande d’aide financière d’urgence pour aider ses pays membres – en l’occurence la Guinée – à relever les défis posés par le COVIDE-19. Tel est l’essentiel du communiqué officiel dont Guinéenews a eu copie.

Ce seront donc 148 millions de dollars qui seront accordés à la Guinée dans le cadre de la Facilité de crédit rapide (FRC) afin de répondre aux besoins urgents de la balance des paiements et du financement budgétaire découlant de la pandémie de COVIDE-19. Un ouf de soulagement pour la Guinée et le nouveau gouvernement de Kassory 2.

La Guinée est durement touchée par la pandémie de COVIDE-19, qui a détérioré ses perspectives de croissance à court terme et entravé les exportations minières et les recettes fiscales écrit le FMI

Le décaissement du FMI fournira le financement nécessaire à la mise en œuvre du plan d’intervention des autorités afin de faire face à l’urgence sanitaire du COVIDE-19 et d’en atténuer les graves répercussions qui ont détérioré les perspectives de croissance à court terme de la Guinée et entravé les exportations minières et les recettes fiscales.

À la suite de la discussion du Conseil d’administration sur la Guinée, M. Mitsuhiro Furusawa, Président par intérim et Directeur général adjoint, a fait la déclaration suivante : « La Guinée a été gravement touchée par la pandémie de COVIDE-19. L’aggravation des conditions mondiales et la propagation rapide d’une épidémie locale ont encore affaibli les perspectives à court terme. La pandémie et les mesures d’atténuation ont donné lieu à des besoins urgents de balance des paiements et de financement budgétaire. Le versement de la Facilité de crédit rapide fournira un soutien en temps opportun pour répondre à ces besoins et devrait aider à catalyser l’aide financière des donateurs.

« Les autorités ont adopté un plan global pour répondre à l’urgence et atténuer l’impact de la crise. Les principales mesures visent à accroître les dépenses de santé, à protéger les plus vulnérables et à soutenir le secteur privé. Les dépenses non prioritaires seront contenues dans la libération de ressources pour l’intervention d’urgence. Les autorités mettent également en œuvre des mesures visant à assurer l’utilisation et le suivi appropriés des ressources d’urgence.

« L’utilisation de tampons externes tout en permettant une plus grande flexibilité des taux de change contribuera à répondre au choc tout en préservant un niveau adéquat de réserves. La banque centrale continuera de limiter ses interventions sur le marché des changes et de mettre en œuvre une stratégie d’intervention fondée sur des règles. La politique monétaire sera orientée vers la préservation de la liquidité dans le secteur bancaire tout en limitant l’inflation. À cette fin, il sera important de limiter le financement du budget de la banque centrale.

« Au-delà de la prise en compte des besoins immédiats découlant de la crise, il est essentiel de préserver la viabilité budgétaire et de la dette à moyen terme. Pour ce faire, les autorités cibleront une trajectoire de déficit budgétaire primaire inférieure à ce qui était prévu auparavant une fois la crise s’apaiser. Il sera également essentiel d’assurer la transparence de la dette et d’aller de l’avant avec des réformes visant à renforcer la gestion de la dette »