Collectivités : atelier de plaidoyer auprès des élus locaux de N’Zérékoré pour la prise en compte des aspects des urgences sanitaires dans les budgets communautaires

août 1, 2019 11:45

Mardi 30 juillet 2019 de 9h00 à 17h00, la salle de la réunion du Centre de Recherche et de Documentation Environnementale de N’Zerekore (le CREDEZ) a servi de cadre à la tenue de l’atelier de plaidoyer auprès des élus locaux de la préfecture de N’Zerekore pour la prise en compte des aspects des urgences sanitaires dans les budgets communautaires.

En effet, l’objectif de l’atelier était de renforcer les capacités de mobilisation des ressources nationales en faveur de la sécurité sanitaire dans les communes de la préfecture de Nzérékoré.

L’atelier s’est déroulée en trois étapes, la première étape a consisté aux différentes interventions des partenaires dont International Médical Corps(IMC), Organisation Internationale pour les Migrations(OIM) et l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) puis a suivi celle de l’autorité Administrative représentée par Secrétaire Général Chargé des Collectivités représentant Mr le Préfet.

Dans sa prise de parole Mr. Alhassane 2 CAMARA, Chef du Sous-Bureau de l’ONG International Médical Corps à N’Zerekore a précisé que : «Ce projet vise à renforcer la préparation et les capacités pour répondre aux urgences de santé publique dans les zones à haut risque notamment à N’Zerekore» et qu’il est le fruit d’un consortium IMC et OIM grâce au financement de la Protection Civile et l’Aide Humanitaire de l’Union Européenne (DG-ECHO). Ceci pour faciliter l’implication efficace des communautés à travers des plateformes communautaires une seule santé mises en place en son sein. C’est pourquoi dit-il je demande aux participants à plus d’attention et de responsabilités dans la mise en œuvre dudit projet.

Avant de remercier les autorités pour leur disponibilité et implication effective ainsi que tous les participants pour leur engagement sans relâche.

Pour Madame Hassatou BARRY, Cheffe du Sous-Bureau de l’OIM, elle a exhorté les participants d’accorder tout le sérieux à l’atelier. Car cela va en droite ligne avec les préoccupations des communautés à la base.

Précisant le rôle de l’ANAFIC, M. Sekou M’Mawa TOURE indique que : «l’ANAFIC a pour rôle de mobiliser les ressources auprès des partenaires et l’État pour financer les collectivités. Elle apporte aussi un appui technique et des conseils aux collectivités. C’est pour cette raison, j’invite les autorités à un suivi rapproché pour la mise en œuvre des différentes recommandations qui sortiront de cet atelier».

Dans son discours d’ouverture M. Amara KABA, Secrétaire Général Chargé des Collectivités Décentralisées Représentant président cet atelier, a campé l’évènement  dans un contexte juste en relatant une brève histoire sur l’avènement de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans les communautés de la préfecture de N’Zerekore. Il a par la suite remercié toutes les parties prenantes du projet pour les efforts consentis et a invité les participants à une participation effective dans les échanges afin de redoubler d’efforts, trouver des voies et moyens de mobilier les ressources pour faire face aux urgences sanitaires avant tout appui extérieur.

C’est en ces termes qu’il a déclaré ouvert le présent atelier.

Par ailleurs, la deuxième étape a consisté  à la présentation des principaux résultats, les acquis, les leçons apprises,  les forces et les défis du projet suivie de discussions et un plaidoyer en faveur de l’appropriation des acquis et de l’introduction d’une ligne budgétaire pour la prise en charge du « fonctionnement des Plateformes Communautaires Une Seule Santé (PCUSS)» dans les Plan Annuels d’Investissement à  travers les Plans de Développement Locaux des Communes.

A l’issu des débats, des recommandations ont été formulées dont entre autres

  • Intégrer dans les budgets une ligne pour le fonctionnement des PCUSS
  • Poursuivre les campagnes de sensibilisation des populations
  • Restituer les échanges issus de l’atelier aux conseillers communaux
  • Faire la reprographie des documents de sensibilisation
  • Impliquer le syndicat des transports
  • Renfoncer la structuration et le fonctionnement des plateformes par des documents administratifs et juridiques dont entre autres les agréments
  • Renforcer les compétences des élus locaux et les membres des plateformes en mobilisations de ressources
  • Tenir compte de ces recommandations dans l’élaboration des prochains budgets des Communes Rurales.
  • Intégrer les autres Communes Rurales non couvertes par le projet

Par la suite, cette autre étape de l’atelier a été mise à profit pour faire une remise officielle de dix motos de marque AG Yamaha 100, offertes par l’ONG International Médical Corps aux 10 Communes Rurales bénéficiaires des appuis du projet. Ces motos sont destinées aux différentes plateformes communautaires une seule santé mise en place dans le cadre du projet.

Au nom des participants, Mr Koly Daniel THEA, le Maire de la Commune Rurale de Samoe et Président du collectif des Maires de N’Zerekore s’est exprimé en ces termes : «l’atelier a été à la hauteur des attentes. C’est pour cette raison je remercie très sincèrement les organisateurs mais aussi les facilitateurs pour la qualité des débats. De même je remercie le Président de la République à travers le Ministère de la Santé qui a vu son budget triplé depuis l’arrivée de son excellence le Pr. Alpha Condé à la tête du pays>.

Pour terminer Mr. Amara KABA, Secrétaire Général Chargé des Collectivités Décentralisées, s’est réjoui de la mobilisation des participants et du sérieux qui a caractérisé les débats tout au long de la journée. Il a par la suite exhorté tous les participants à mettre en évidence les différentes recommandations issues de cet atelier. Ce qui permettra à leurs collectivités respectives d’être autonome sur le plan sanitaire gage de tout développement durable et harmonieux.

A rappeler que cet l’atelier a connu la présence de 51 participants dont onze (11) Maires de Communes Rurales et Urbaine, dix (10) Sous-Préfet, dix (10) Chefs de Centre de Santé, neuf (9) Responsables Administratifs, neuf (9)  partenaires et deux (2) cadres venant de l’ANAFIC dont un (1) du niveau central et un (1) autre du niveau régional.