Colonel Barry accusé pour « vol aggravé » : vers la projection de la vidéo de toute la vérité ?

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Le procès pour  » vol aggravé  » opposant  le commerçant Ibrahima Diallo au colonel Mamadou Alpha Barry a repris ce mercredi 4 novembre devant le tribunal militaire. Au moment où nous mettons en ligne cette dépêche, l’affaire est suspendue. À la reprise, une vidéo fournie au ministère public comme la preuve du vol devrait être projetée.
Les avocats du colonel se sont opposés sans succès à la projection de cette vidéo. Me Salif Béavogui estimant que cette vidéo n’étant pas fournie depuis l’instruction du dossier, elle peut être le produit d’un montage.  » Pourquoi c’est à la dernière minute qu’on nous parle d’une vidéo ? « , s’est interrogé  » l’avocat des causes difficiles « , demandant au tribunal d’ordonner l’ouverture des plaidoiries et réquisitoire.
En revanche, le procureur militaire et l’avocat du commerçant ont estimé qu’il était important de visionner ladite vidéo.  » Depuis le début de cette affaire, nous avons entendu la défense dire qu’il n’y a pas de preuve. S’il y a un élément de preuve qu’on accepte alors de le visionner « , a dit l’avocat de la partie. Une proposition à laquelle a accédé le juge Abdourahmane Sylla avant de suspendre l’audience pour 20 minutes.
«  Je ne veux que mon argent  » 
Il faut signaler que dans sa version des faits, le commerçant Ibrahima Diallo a finalement retenu – après tout compte fait – que le colonel Mamadou Alpha Barry lui doit 140 millions de francs guinéens, au lieu des 165 millions de francq guinéens initialement signalés. Les avocats du  colonel ont réitéré que leurs clients est prêt à payer cette somme. Mais à condition que leur client soit en liberté. Ils ont donc souhaité que la partie civile soutienne leur demande de mise en liberté provisoire.  » Ce que je veux c’est mon argent. Qu’il me paye mon argent, chacun va poursuivre son chemin « , a-t-il dit. Et l’un des avocats de la défense de lui répliquer :  » mais comment va-t-il vous payer votre argent en étant en détention ? « . À cette question, la partie civile a répondu par  » je ne sais pas « .
La défense est allée jusqu’à demander à Ibrahima Diallo de l’aider pour la mise en liberté de son client.  » Je ne peux pas répondre à cela sur-le-champ. Il faut que je consulte les propriétaires de l’argent ( il a indiqué que l’argent ne lui appartenait pas) « , a-t-il dit.
A suivre