Comment procède-t-on au suivi et recherche des contacts : l’ANSS explique le process   

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Ce samedi 18 avril, Dr. Moussa Koné, chef de département surveillance à l’Agence Nationale de la Sécurité Sociale (ANSS) a animé un point de presse au siège de l’institution à Kaloum pour donner certaines informations relatives au suivi et à la recherche actives des contacts du Covid-19. 

S’exprimant sur le nombre de plus de 400 cas confirmés du Covid-19 en Guinée, Dr. Koné a rappelé qu’il faille retenir que chacun des cas a produit un certain nombre de contacts. Avant de rassurer que le système mis en place leur a permis d’identifier les contacts liés à chaque cas.

« Dès que le nombre de cas confirmés augmente, celui des suivis aussi augmentent aussitôt. Ces différents contacts sont suivis au niveau de chacune de nos communes de Conakry ainsi que celles de l’intérieur du pays pendant 14 jours. Il y a des relevés systématiques de la température de chaque contact. Mais aussi, les agents de suivi échangent avec les contacts pour s’assurer si pendant les périodes de suivi, il n’y a pas un changement dans la symptomatologie. C’est-à-dire, est ce qu’ils n’ont pas fait de fièvre, de céphalée ou d’autres signes qui avoisines la symptomatologie du Covid-19», a-t-il expliqué.     

Dans la même logique, Dr. Koné a fait comprendre que le virus n’est pas souvent présent dans les narines ou dans les gorges qui font l’objet de souvent de prélèvement.

« Comme il ne peut pas être détecté dans la première semaine de l’infection, nous demandons à tout le monde de rester en quarantaine, d’éviter les déplacements de façon irrégulière. Le test n’est pas un médicament, c’est de rechercher le statut de la personne. Tous ceux qui sont testés négatifs, qu’ils ne pensent pas qu’ils sont couverts. Ils doivent tout faire pour rester négatifs en se protégeant », a-t-il conseillé.

Pour rappel, Dr. Koné a indiqué qu’au début, c’était difficile pour eux parce qu’il y avait un gros lot de voyageurs qui venaient des pays dits à haut risque notamment de la Chine mais aussi, d’autres pays où il y avait la circulation du virus. « Ces voyageurs étaient considérés comme des contacts. Plus de trois mille sont entrés et ont été fichés et suivis par nos équipes. Ils ont été suivis pendant 14 jours. Maintenant qu’on n’a plus de vols et les derniers contacts étant sortis, aujourd’hui, nous nous concentrons que sur les cas confirmés du Covid-19 et leurs contacts », a-t-il expliqué.

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