Commerce : Boubacar Barry présente le bilan de son ministère sous les auspices de la 3ème République

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La série de comptes-rendus relatifs aux actions gouvernementales a enregistré le passage du ministre du Commerce devant les hommes de médias ce vendredi 03 janvier 2020. Une tradition instituée par le président Alpha Condé pour inviter chaque membre du gouvernement à présenter les performances réalisées, chacun, dans son domaine.

Fidèle donc à cette instruction, le ministre Boubacar Barry, à l’instar des 22 autres qui l’ont précédé, a articulé son exposé autour des attributions de son ministère, des étapes évolutives du Commerce depuis l’indépendance, du profil commercial de la Guinée et des initiatives en cours.

S’agissant des attributions de son département, le conférencier a indiqué que celui-ci a pour missions, entre autres d’élaborer, les textes législatifs et réglementaires dans le domaine du commerce et de veiller à leur application,  d’élaborer et de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de concurrence, de prix, de contrôle de qualité, des poids et mesures et d’autorisation de mise à la consommation des stratégies, plans, programmes et projets relatifs à la promotion et au développement du commerce.

Parlant de l’évolution du Commerce, Boubacar Barry a fait noter que le secteur caractérisé par trois principales phases, notamment avant l’indépendance où le système commercial était orienté vers la Métropole. « La Guinée était qualifiée de verger de l’Afrique de l’ouest et approvisionnait l’Europe en fruits frais. D’où la célèbre appellation du ‘’triangle bananier », a-t-il rappelé.

Aux dires de M. Barry, avec une balance commerciale excédentaire de 1.110,01 millions USD en 2017 et de 592,42 millions USD en 2018, la Guinée exporte les matières brutes (bauxite, or, diamant, produits agricoles…) et importe des matériels et équipements, et des denrées de première nécessité (riz, huiles alimentaires, sucre…), avec une prédominance de l’informel.

« Les principales zones d’exportation de la Guinée sont: l’Asie (37,16%), la CEDEAO (16,84%), l’Union européenne (13,91%) et les autres pays (23,61%) », a-t-il égrené, alors que les principales zones de provenance des produits importés par les agents économiques résidents sont: l’Union européenne (39,41%), l’Asie (26,28%), les autres pays (16,16%), le Continent américain avec 4,57%, contre  4,49% pour la CEDEAO.

Dans le même sillage, l’orateur a déclaré que la Guinée a une politique commerciale qui date de novembre 2011, et qui est en cours d’actualisation avec l’appui de l’UE, pour prendre en compte les enjeux et les exigences internes et externes actuels .

« La Guinée s’est également prêtée quatre (4) fois (de 1999 à 2018) à l’Examen des politiques commerciales de l’organe d’examen des politiques commerciales de l’OMC, en tant que Pays moins avancé (PMA) », dira-t-il.

En matière de coopération économique Internationale, la Guinée est membre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ; de la CEDEAO, Zone Monétaire Ouest Africaine (ZMAO) ; de l’Union du Fleuve Mano; de l’Union Africaine, de l’OCI, et de la Convention Internationale sur le café de 2001.

A ce titre, Boubacar Barry soutiendra que la Guinée bénéficie de plusieurs instruments de facilitation du commerce dont le Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO, la  Facilitation des Echanges de l’OMC, le Guichet unique du commerce extérieur de la Guinée.

Dans le registre des réalisations en cours, le conférencier a énuméré la biométrie des operateurs économiques et la délivrance de cartes professionnelles de commerçants numérisées et sécurisées, la construction d’un nouveau laboratoire de contrôle de qualité à Matoto, l’autonomisation de l’Agence guinéenne de promotion des exportations (AGUIPEX) et l’Office national de contrôle de qualité (ONCQ), à travers le relèvement des tarifs de prestations, la mise à jour et l’ameublement des cadres organiques, ainsi que la mise en place de Conseils d’Administration et le développement d’outils de planification et de management.