Conakry: c’est parti pour les travaux sur les systèmes d’identification unique des populations et l’Intégration sous-régionale

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Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana a lancé ce mercredi 3 octobre à Conakry les travaux de l’atelier international sur l’architecture des systèmes d’identification unique  pour l’Inclusion des populations et l’Intégration sous-régionale. Le programme est conjointement organisé par la Guinée et la République de Côte d’Ivoire,  a-t-on constaté sur place.

Dans son allocation de bienvenue, la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Djènè Kéita a déclaré que ce projet est très important dans la mise en place des bases de l’intégration africaine et qu’il va permettre de renforcer des sujets innovants et porteurs de croissance.

«Le projet permettra à la Guinée et à la Côte d’Ivoire, les pays pilotes de sortir de leur zone… et oser avec une coopération différente plus centrée sur les domaines innovateurs et porteurs de croissance. C’est seulement à ce prix que l’intégration africaine se sera réalisée et d’ailleurs c’est dans ce cadre que nous avons engagé nos leaders», a-t-elle expliqué.

Prenant la parole, le représentant de la Banque Mondiale en Guinée, Amadou Oumar Bâ, a rappelé que le programme constitue un pas critique dans la mise en œuvre du protocole qui lie la CEDEAO à savoir, la libre circulation des personnes et de leurs biens, de droit d’installation et d’établissement dans l’espace sous-régional.

«Nous n’avons pas besoin de citer les avantages d’avoir un système régional d’identification qui intègre les systèmes existants, mais aussi projette les systèmes dans les pays. C’est un pas clair pour l’intégration africaine souhaitée par les peuples de la sous-région», a-t-il indiqué.

Selon Amadou Oumar Bâ, en réalisant ce projet «important», son institution vise trois objectifs à savoir, le renforcement de la coopération, la facilitation du commerce et aussi doter les pays pour identifier leurs populations  par un accès accru aux services de qualité.

Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana a souligné que l’identification des citoyens reste un défi majeur pour le développement économique et social de la sous-région. C’est aussi, a-t-il fait remarquer, une formidable opportunité qui s’offre à la Guinée pour créer les conditions d’un développement harmonieux et équitable, en garantissant à chacun de nos concitoyens le droit à l’identité et en lui offrant ainsi l’accès aux services administratifs et sociaux.

«Le programme d’identification des personnes physiques est ainsi un véritable levier de transformation pour nos pays qui va sensiblement et durablement améliorer le quotidien de l’ensemble de nos concitoyens, des capitales comme des villes et des contrées les plus reculées de nos pays», a-t-il dit.

Selon le Premier ministre, cette initiative contribuera à améliorer la qualité de des politiques publiques et jettera les bases du développement de la gouvernance électronique de l’Etat, à travers une plus grande disponibilité des services en ligne et ce dans tous les domaines notamment: l’Education, la Santé, la Justice, la Sécurité, les Transports, les Finances. «L’inclusion économique et sociale est une priorité de mon gouvernement», a-t-il insisté.

Au sortir de la salle,  Ibrahima Sory Kéita, conseiller du Premier ministre en charge des télécommunications et de l’économie numérique et par ailleurs  coordinateur dudit projet, a fait comprendre que c’est une question centrale dans la volonté de l’Etat d’offrir aux populations les services sociaux de base. Pour lui, ce projet va permettre à tous les résidents  en Guinée d’avoir un titre d’identification reconnu par l’Etat et basé sur un système de sécurité qui est la biométrique.

Pour Jean-Fructueux Bako, coordinateur du projet au côté de la Côte d’Ivoire, identifier toute la population sans distinction sur toute l’étendue du territoire national, c’est permettre aux personnes vulnérables d’accéder aux services sociaux de base. «Aujourd’hui, la Côte d’ivoire est en train de mettre en place un registre national des personnes physiques. C’est un fichier unique d’identification qui concerne toute le monde et auquel on doit affecter un numéro d’identification national», a-t-il laissé entendre.

Il faut par ailleurs signaler que les travaux prendront fin le 6 octobre prochain.