Conakry Express à l’arrêt : le DG des chemins de fer en donne les raisons

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Le train de la banlieue Conakry Express est à nouveau à l’arrêt. Votre quotidien Guinéenews a joint au téléphone ce lundi 18 mai le directeur général de la société nationale des chemins de fer Me Badra Yoras pour en savoir les raisons.

Au bout du fil, Me Badra Yoras a fait savoir qu’ils ont eu des difficultés qu’ils sont en train de corriger. «Conakry Express va reprendre ses services dans cette semaine. Aujourd’hui, nous avons fait un essai jusqu’à Kabgelen», a-t-il rassuré. 

Et de poursuivre : «vous savez, c’est un train électronique, quand il y a la fraicheur, il y a des défauts que vous constatés. Quand cela arrive, il faut faire un tri complet pour pouvoir déceler la faute et corriger. Le mercredi passé, nous sommes sortis, nous avons constaté en cours de route qu’il y avait une faiblesse de traction. Or, nous transportons trois mille personnes. Pour une question de sécurité et de sureté, il faut que le train soit au top. Le même jour, nous étions obligés de garer et procéder à la réparation du train. Imaginez, la mentalité guinéens si cette panne arrivait avec des passagers». 

Interrogé sur les récentes agressions du train Conakry Express,  Me Badra Yoras explique : «Cela est dû à une mesure de la barrière sanitaire  notamment la distanciation. C’est-à-dire, on ne prend plus la capacité normale. Puisque le train est gratuit et que les transporteurs de l’informel ont revu le prix de transport à la hausse, la capacité du train étant limité à cause de la distanciation, nous sommes obligés sur chaque gare de laisser certains passagers. C’est ce que certains ne digèrent pas avant de se mettre à cogner le train. Tenez-vous  bien, nous avons dix gares à traverser. Récemment, ils ont cassé la vitre arrière du train et autres fenêtres. Nous sommes en train de réparer tout cela et reprendre la peinture. Les vitres sont très coûteuses, les fenêtres sont faites en vitrage double parce qu’il y a la climatisation. Si les deux sont cassés, cela nous fait plus de quinze millions de francs guinéens. Il y a au moins une centaine  fenêtres sur les treize voitures. Parfois, on peut casser cinq, six, voire jusqu’à 10 fenêtres, bêtement ce qui fait 150 millions de francs guinéens. Ce n’est pas le fait de remplacer qui fait mal, mais tu te dis qu’en sortant demain encore, ils vont encore caillasser. Depuis l’arrivée de ce train, ce sont des dépenses inutiles sans compter les ordures sur les rails. Nous venons de faire un contrat de deux milliards de francs guinéens avec la société Albayrak pour nettoyer tout le long de notre trajet depuis Kaloum Petit Bateau jusqu’à Kagbelen à Dubréka», a-t-il souligné.