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    Conakry : la compétitivité du cajou guinéen passée au crible

    De vendredi à samedi 09 mars, les acteurs guinéens de la filière cajou se sont réunis dans un réceptif hôtelier de Conakry  où ils ont trouvé des réponses aux défis de la compétitivité du cajou guinéen.  Planteurs, acheteurs, transformateurs, exportateurs, cadres de l’administration guinéenne, bailleurs…Tous les acteurs de la chaîne de valeur du cajou ont pris part à cette rencontre de deux jours. Bassou Mory Traoré, coordinateur national chargé des filières coton, l’anacarde, mangue et foresterie à l’Agence ivoirienne d’appui au développement rural,  y était comme invité spécial.

    Organisé par le comité de veille de la filière cajou, cet atelier de deux jours a aussi abouti à la mise en place d’un bureau national de l’Interprofession de la filière anacarde (IFA). Dotée d’un conseil d’administration, la naissante structure en faveur de l’anacarde va être présidée par Mohamed Diaouné de Diaouné Agro-industrie. « Ces dernières années, la production guinéenne est en train de grandir. Avec l’initiative présidentielle qui donne gratuitement la semence aux producteurs, il y a beaucoup de nouvelles plantations qui sont en train de pousser. La production a grandi, il y a un besoin d’organiser la filière de la production à l’exportation… », a exprimé le nouveau président de l’IFA-Guinée.

    Aussitôt élu, Mohamed Diaouné a annoncé l’élaboration d’un plan d’action qui va prendre en compte tous les maillons de la chaîne de valeur. En effet, des champs à l’exportation, les défis restent nombreux. Selon Ibrahima  Diaouné, président du comité de veille de la filière cajou, une tournée dans les bassins de production ( Boké, Faranah, Madiana et Kankan) a permis de relever entre autres : la non fonctionnalité ou l’inexistence des organisations des différents acteurs de la filière cajou, la faible productivité des plantations, l’accès difficiles aux intrants spécifiques, la pénurie de main d’œuvre sous pression d’activités minières (formelle ou artisanale), la faible capacité de transformation locale, l’insuffisance de magasin de stockage dans les zones de production…

    Les organisateurs de l’atelier restent tout de même reconnaissants envers le gouvernement et le Président Alpha Condé. Ibrahima  Diaouné a rappelé que l’atelier « se tient à un moment où les autorités politiques de notre pays multiplient les initiatives et les actions, en vue de faire jouer à l’agriculture le rôle qui est le sien dans le développement de l’économie nationale ».  Diaouné a même profité de l’occasion pour encourager le gouvernement à poursuivre ses efforts dans l’encadrement et le renforcement des capacités des acteurs de la filière Anacarde. Ce qui, à ses yeux, aura un impact positif sur la qualité et la compétitivité du cajou guinéen.

    En tout cas, présidente d’honneur de l’atelier, la ministre du Commerce Mariama Camara a rassuré les acteurs de la filière cajou de la continuité  de l’accompagnement du gouvernement. « Mon département a déjà pris des dispositions pour renforcer le contrôle de qualité à travers l’équipement du laboratoire de Matoto et la formation du personnel de l’Office national de contrôle de qualité. Dans la même dynamique, la procédure de contrôle et de délivrance des certificats à l’exportation étaient améliorés », a dit Mariama Camara.

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