Conakry: la lutte contre la corruption au menu d’une rencontre d’experts de la sous-région

avril 10, 2018 4:21
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Le 21ème programme mondial sur la lutte anti-corruption, la criminalité financière et le recouvrement d’avoirs, regroupe  à Conakry du 9 au 13 avril plusieurs personnalités venues de l’Afrique de l’Ouest notamment des pays francophones. Ce sont des juges d’instruction, des procureurs, policiers, gendarmes, représentants des cellules nationales de traitement des informations  financières (CENTIF), des agences nationales de lutte contre la corruption et des infractions assimilées. Elles sont au total 35 à avoir participé à cette rencontre de Conakry.

«Cet événement de cinq jours, organisé par l’unité de la lutte contre la corruption d’Interpol en collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la drogue  et le crime (ONUDC),  nous aidera à établir une voie à suivre pour lutter contre la corruption en ciblant aussi les produits illicites. Au terme de cette  semaine de rencontre, d’échanges et de partages, des recommandations pertinentes et pratiques  seront faites afin de mieux vous armer à lutter contre ces fléaux. C’est pourquoi il est nécessaire de mettre l’accent sur les problèmes liés à la corruption  dans la société et d’améliorer la formation des acteurs  nationaux,  sous-régionaux et régionaux pour lutter efficacement  contre ce fléau qui entrave tout développement », a expliqué Kemo Oularé, officier général de la Police nationale et représentant de la Guinée au sein du Secrétariat général de l’OIPC-Interpol. Selon lui, la corruption et le détournement des deniers publics ont un impact très négatif sur la société, notamment dans les pays en voie de développement. Il a fait savoir que la corruption dans le secteur public et privé nuit non seulement à la viabilité et à la durabilité des économies mondiales, mais affaiblit aussi les systèmes de gouvernance dans les pays où elle se produit.

«Elle détruit aussi la confiance dans les institutions publiques, privées et constitue un obstacle au développement économiques social et durable », a-t-il ajouté.

Sékou Mohamed Sylla, Secrétaire exécutif de l’Agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC) a rappelé qu’en Guinée, il y a déjà une loi portant prévention, détection et répression  de la corruption  et des infractions assimilées. Au-delà de cette loi, Mohamed Sylla a évoqué les codes pénaux et de procédures pénales dont un chapitre entier est consacré aux infractions liées à la corruption et infractions assimilées.

Le ministre de la Sécurité, Me Abdoul Kabèlè Camara, s’est félicité de cette rencontre à Conakry et attend des participants des propositions : «Le gouvernement guinéen ne ménagera aucun effort pour la réussite des travaux de ladite rencontre de Conakry. J’en suis sûr qu’à l’issue de cette rencontre, des propositions fortes seront faites pour lutter contre la corruption et ses pratiques assimilées ».